La commissaire européenne à la Politique de cohésion, Elisa Ferreira, a présenté, mercredi 25 janvier, son mécanisme de revalorisation des talents (EUROPE 13101/15) à la commission du développement régional (REGI) du Parlement européen. Destiné aux régions de l’UE en proie à un déclin accéléré de leur population en âge de travailler, il a été accueilli favorablement, malgré quelques bémols.
« Je salue l’initiative, mais je serais encore plus heureux si elle incluait de nouveaux fonds », a ainsi résumé Andrey Novakov (PPE, bulgare). Les eurodéputés ont également demandé des précisions quant aux actions et critères d'évaluation concrets du mécanisme.
Tout en promettant un calendrier des initiatives, pour Mme Ferreira, « la première étape est de reconnaître le problème [au niveau politique] ». Pour ce qui est des financements, elle a rappelé que « l'allocation de fonds par habitant est [déjà] en faveur des régions les plus vulnérables » et qu’il s’agit surtout de « façonner les fonds disponibles » pour répondre à cette problématique. Par exemple, elle a appelé les États membres à revitaliser les centres urbains des 82 régions concernées en s’appuyant aussi sur d’autres initiatives, comme le 'Nouveau Bauhaus européen' (EUROPE 13101/19).
Elle a également réitéré l’importance de collecter des données adéquates, de tenir compte de la diversité des régions touchées tout en gardant à l'esprit la situation globale de l’UE pour développer des « politiques adaptées aux territoires » qui combinent des approches « ascendantes » (« bottom-up ») et « descendantes » (« top-down »).
Des eurodéputés, dont le Président REGI, Younous Omarjee (La Gauche, français), ont aussi souligné l’importance de mettre la qualité de vie au centre de la stratégie, pour obtenir un mécanisme qui s’attaque non seulement aux inefficacités du marché du travail, mais également au manque de services (éducation, culture, santé, etc.).
Enfin, Marcos Ros Sempere (S&D, espagnol) a salué à son tour l’initiative, soulignant qu’après « l'échec de l'Année européenne de la jeunesse en matière de développement régional [...] il est important que l'Année des compétences commence par un signal positif ». (Hélène Seynaeve)