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Bulletin Quotidien Europe N° 13108
POLITIQUES SECTORIELLES / Mer

La Commission européenne va présenter des mesures pour éliminer la pêche au chalut de fond et développer les zones marines protégées

La Commission européenne doit adopter prochainement un plan d’action visant à ‘protéger et restaurer les écosystèmes marins pour une pêche durable et résiliente’.

Elle prône des mesures pour éliminer progressivement les techniques de pêche utilisant le chalutage de fond, développer les zones marines protégées ou encore améliorer la sélectivité des engins de pêche. Virginijus Sinkevičius, le commissaire à l’Environnement, aux Océans et à la Pêche, devrait présenter en février ce plan d’action, dont EUROPE a obtenu une version provisoire, qui découle notamment de la stratégie de l’UE en matière de biodiversité.

Selon la Commission, seulement 12% des mers de l'UE sont désignées comme zones protégées et moins de 1% sont strictement protégés. « Il est urgent d'intensifier les efforts au niveau de l'UE pour inverser le déclin des écosystèmes marins en s'attaquant à toutes les pressions, notamment par une gestion plus durable et moderne de la pêche, pour respecter l'engagement pris dans le cadre de la stratégie de l'UE en faveur de la biodiversité de protéger légalement 30% de nos mers, dont un tiers doit être strictement protégé, pour restaurer les écosystèmes marins et pour encourager et inspirer le monde à suivre », peut-on lire dans le projet de plan d’action.

La Commission indique vouloir « donner à nos pêcheurs les moyens, le soutien et l'accompagnement nécessaires pour mener la transition structurelle vers des pratiques de pêche moins nocives pour les écosystèmes marins et, donc, vers un avenir de la pêche européenne plus durable sur le plan environnemental et, par conséquent, aussi plus viable sur le plan social et économique ».

Le plan d'action met l’accent sur les zones marines protégées (ZMP). Pour que celles-ci soient bénéfiques à la nature et à l'homme, elles doivent être gérées efficacement. Cela signifie qu'il faut « protéger les zones de frai et de croissance des poissons, gérer les taux de mortalité par pêche et restaurer les zones requises pour les espèces et les habitats sensibles », écrit la Commission. Le plan d'action propose des mesures visant à respecter les engagements de l'UE afin d'établir les mesures de gestion de la pêche nécessaires dans toutes les ZMP.

L’objectif de la stratégie de l'UE en faveur de la biodiversité d'ici 2030, qui consiste à protéger 30% des mers de l'UE et à protéger strictement un tiers de cette zone, « exige des États membres qu'ils désignent de nouvelles ZMP » .

Pratiques de pêche plus durables. Un des chapitres du plan d’action insiste sur les effets environnements néfastes de la pêche à l'aide de certains engins mobiles entrant en contact avec le fond. « Le chalutage de fond est l'une des activités les plus répandues et les plus dommageables pour les fonds marins et leurs habitats associés, les zones les plus intensément pêchées font l’objet de chalutage plus de dix fois par an », précise la Commission.

La Commission invite donc les États membres à utiliser pleinement les outils disponibles dans le cadre de la Politique commune de la pêche (PCP) et à « prendre des mesures nationales et à soumettre des recommandations conjointes sans délai ainsi que des mesures et des actions concrètes et limitées dans le temps pour garantir une suppression progressive de la pêche de fond mobile dans toutes les ZMP existantes ». La Commission plaide pour l’élimination du chalutage de fond dans les ZMP d’ici 2030.

Par ailleurs, des mesures sont préconisées pour améliorer la sélectivité des engins de pêche et réduire les impacts négatifs sur les espèces sensibles et leurs habitats.

Les actions demandées aux pays de l'UE visent à minimiser les prises accessoires des espèces suivantes : - le marsouin commun dans la mer Baltique et la mer Noire, l'Atlantique ibérique et la mer du Nord et le dauphin commun dans le golfe de Gascogne (d’ici fin 2023) ; - le requin-ange, la raie commune, les esturgeons, le poisson-guitare, le grand requin blanc, le requin-tigre de sable, le phoque moine de Méditerranée et les tortues marines (d’ici fin 2024).

Par ailleurs, d’ici 2030, il faudrait réduire les prises accessoires de toutes les espèces dont l'état de conservation est défavorable ou menacé d'extinction.

La Commission prévoit aussi, d'ici fin 2023, d’adopter des règles d'application en vertu de l'article 24 du règlement sur les mesures techniques afin d'améliorer la sélectivité des engins de pêche.

Lien vers une version provisoire de ce plan d'action : https://aeur.eu/f/530 (Lionel Changeur)

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