17/11/2022 (Agence Europe) – La ministre maltaise de la Santé, Chris Fearne, a annoncé, mercredi 16 novembre, la présentation au Parlement d’un amendement au Code pénal qui protégerait les médecins pratiquant un avortement en cas de danger sérieux pour la santé de la femme. L’annonce du gouvernement maltais fait suite à la plainte déposée par une touriste américaine, Andrea Prudente, qui s’est vue refuser une interruption de grossesse malgré le risque de décès. Malte a la législation la plus restrictive de l’UE en matière d’avortement. L’amendement proposé est une avancée positive, mais ne dépénalise pas l’avortement et l’interdirait toujours en cas de viol ou d’anomalies létales du foetus, ont souligné des associations « pro-choix » maltaises. Alors que le Parlement européen voudrait inclure le droit à l’avortement dans la Charte européenne des droits fondamentaux (EUROPE 12988/4), cela demanderait l’unanimité au Conseil de l’UE, et donc l’accord de Malte. (HS)