Le Secrétaire général du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), Stefano Sannino, a convoqué, jeudi 17 novembre, l'ambassadeur désigné de l'État du Koweït auprès de l'Union européenne, Nawaf N. Alenezi, pour lui faire part des regrets de l'UE concernant l'exécution, la veille, de sept personnes au Koweït.
Cinq hommes et deux femmes ont été exécutés pour une série de meurtres, une première depuis 2017.
Ces exécutions ont coïncidé avec la visite dans le pays du vice-président de la Commission européenne chargé de la promotion du mode de vie européen, Margarítis Schinás.
M. Sannino a prévenu l’ambassadeur que l'UE continuerait à faire part de ses préoccupations concernant la situation des droits de l'homme à ses interlocuteurs koweïtiens à tous les niveaux et en toutes occasions, « notamment lors du dialogue régulier UE/Koweït sur les droits de l'homme, qui aura lieu la semaine prochaine ».
De leur côté, les présidentes de la sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen, Maria Arena (S&D, belge), et de la délégation du PE pour les relations avec la Péninsule arabique, Hannah Neumann (Verts/ALE, allemande), ont estimé que « la reprise des exécutions dans le pays (était) un signal négatif après l'absence d'exécutions depuis cinq ans ».
L’UE s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, ont aussi bien rappelé le SEAE que les membres du Parlement européen. (Camille-Cerise Gessant)