Le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Josef Aschbacher, a insisté, lors d’un point presse, mardi 15 novembre, sur l’importance que les colégislateurs de l’UE trouvent un accord ce jeudi sur la future Constellation pour une connectivité sécurisée en vue des négociations budgétaires au Conseil ministériel de l’ESA qui se tiendront la semaine prochaine.
« L’échéance ou la conclusion du règlement cette semaine est une étape très importante à cet égard, car elle apporte la stabilité, au moins dans un cadre réglementaire à Bruxelles, pour que nos ministres à Paris puissent ensuite souscrire au programme », a déclaré M. Aschbacher, répondant à EUROPE.
Le DG a rappelé combien ses services avaient travaillé « très, très dur » pour préparer une proposition en vue de la réunion ministérielle qui se tiendra le 22 novembre prochain. Selon un document vu par EUROPE en octobre et confirmé publiquement depuis lors, l’ESA espère obtenir un budget de ses États membres à hauteur de 750 millions d’euros sur la connectivité (EUROPE 13038/11).
Ce budget, s’il est adopté pour ce montant, aidera in fine à asseoir le rôle de l’ESA au sein de l’architecture de la future Constellation, selon M. Aschbacher. Interrogé par EUROPE sur le débat entre les colégislateurs de l’UE sur le recours obligatoire ('shall') ou volontaire (‘may’) de l’ESA dans le développement de la Constellation (EUROPE 13062/20), le DG s’est voulu « pragmatique ». « Si nous parvenons à obtenir une souscription significative à la connectivité sécurisée avec 750 millions, je pense que le ‘may’ est très facile à convertir en 'shall', car alors, pourquoi cette souscription ne serait-elle pas correctement utilisée et intégrée dans la construction de la connectivité sécurisée ? », s’est-il interrogé.
Les colégislateurs de l’UE se retrouveront jeudi 17 novembre pour ce qui devrait être une réunion conclusive s’ils arrivent à trouver un accord politique provisoire sur les questions budgétaires. La semaine suivante, se tiendra à Paris la réunion triennale de l’ESA, qui fixe les grandes lignes budgétaires pour les trois années à venir . (Pascal Hansens)