L’eurodéputé Gabriel Mato (PPE, espagnol) propose, dans son projet de rapport sur la mise en œuvre de la politique commune de la pêche (PCP) qui sera présenté prochainement en commission de la pêche du Parlement européen, un renforcement des dimensions socioéconomiques et de sécurité alimentaire de la PCP.
Il suggère aussi, avant la présentation du rapport de la Commission européenne sur le fonctionnement de la PCP, un ajustement de ‘la stabilité relative actuelle’ (méthode d’attribution des quotas de pêche).
Il s’agit d’un sujet explosif, car, traditionnellement, les États membres de l’UE restent attachés à ce principe de répartition des possibilités de pêche.
M. Mato invite la Commission à fournir une « évaluation complète de la stabilité relative actuelle et des scénarios possibles d'adaptation ». D'après lui, l'écart entre les quotas nationaux et les « intérêts réels » des flottes de pêche des États membres a augmenté au fil du temps.
M. Mato regrette que, depuis 2014, la mise en œuvre de la PCP « soit principalement axée sur l'aspect environnemental de cette politique », un avis que ne partagent pas de nombreux eurodéputés.
D’où la nécessité, à ses yeux, que « la réforme de la PCP » rééquilibre les objectifs de cette politique.
Le projet de rapport (https://aeur.eu/f/42b ) demande de modifier l'objectif du rendement maximal durable (RMD) et les règles sur l'obligation de débarquement. (Lionel Changeur)