Les eurodéputés ont approuvé, mardi 18 octobre, l'introduction de nouvelles lignes directrices sur les politiques nationales de l'emploi visant à protéger les travailleurs vulnérables et à créer un marché du travail européen plus inclusif.
La commission des Affaires sociales du PE (EMPL) avait adopté sa position le 10 octobre (EUROPE 13040/25).
Le PE a confirmé cette position dans une résolution adoptée par 333 voix pour, 253 contre et 52 abstentions et portée par l’Espagnole Alicia Homs Ginel (S&D).
Les lignes directrices révisées « visent à stimuler la demande de main-d'œuvre, à améliorer l'offre et l'accès à l'emploi, et à promouvoir l'égalité des chances, en particulier pour les groupes vulnérables tels que les minorités ethniques, la communauté LGBTIQA+ et les personnes vivant dans des régions défavorisées », rappelle un communiqué.
Les députés demandent la fin du travail précaire et non rémunéré et de l'abus de contrats non déclarés, atypiques et à heures zéro. Tous les stages devraient aussi offrir une rémunération équitable, des conditions de travail décentes et un accès à la protection sociale. Le PE veut aussi être plus impliqué dans la rédaction de ces lignes directrices.
Les députés en avaient discuté lundi 17 octobre au soir à Strasbourg. Peu avant, ils s’étaient aussi penchés sur la pauvreté dans l’UE à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la pauvreté.
À ce jour, 7% de la population mondiale est en situation de pauvreté extrême et, en 2021, plus de 95 millions de personnes se trouvaient en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale dans l'UE, a rappelé à cette occasion le commissaire européen Nicolas Schmit.
Un travailleur sur 10 a d’ailleurs été frappé de pauvreté en 2019, le commissaire et les eurodéputés ayant appelé les États membres à tout faire pour que le travail permette de sortir de la pauvreté et que les minima sociaux soient adaptés à un retour ou un maintien sur le marché de l’emploi.
Lien vers le texte : https://aeur.eu/f/3nr (Solenn Paulic)