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Bulletin Quotidien Europe N° 13045
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Migration

Malgré les changements internes, les eurodéputés veulent rester vigilants sur l'évolution de Frontex

Les eurodéputés ont souhaité rester vigilants, lundi 17 octobre au soir, à Strasbourg, sur l’évolution de l’agence Frontex, certains élus estimant que les institutions commettraient « une erreur en pensant que tout est désormais réglé », comme l’a résumé la députée des Verts/ALE Tineke Strik (Néerlandaise).

Les élus ont improvisé lundi un débat après la publication, la semaine dernière dans le journal allemand Der Spiegel, du rapport de l’OLAF rendu début 2022 et ayant directement conduit à la démission de l’ancien directeur exécutif de Frontex, Fabrice Leggeri (EUROPE 13043/35). Un débat qui devait aussi permettre aux eurodéputés de justifier le rejet de la décharge des comptes de Frontex, actée le 18 octobre (voir article lié).

Ce rapport de l’OLAF, qui n’est toujours pas public, mais qui a fait l’objet d’une fuite dans la presse, avait détaillé l’ensemble des fautes commises par l’équipe dirigeante de Frontex et exposé notamment la complicité passive de cette équipe de trois dirigeants pour ce qui est des pratiques des gardes-côtes grecs pouvant être assimilées à des refoulements de migrants.

Il est clair que les agissements de cette équipe dirigeante « sont extrêmement graves et ont endommagé la capacité de Frontex à remplir ses missions », a commenté pour l’occasion la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson. Mais l’agence a aussi connu des évolutions positives avec un nouvel officier aux Droits fondamentaux, de nouvelles exigences de suivi des incidents, un nouveau mandat, a-t-elle énuméré.

« Il y a aussi des femmes et des hommes courageux qui se dévouent » pleinement à la protection des frontières extérieures et qui le font aussi dans les règles, la commissaire ayant notamment cité le sauvetage, au cours du week-end, de dizaines de migrants abandonnés nus par la Turquie vers le fleuve Evros.

Pour le groupe PPE au PE, il est essentiel que Frontex puisse continuer ses missions, cruciales à l’heure où les arrivées via la route des Balkans occidentaux augmente, mais il est évident que le « comportement des personnes concernées est très préoccupant » et a « abîmé l’image de l’agence », a commenté le Néerlandais Jeroen Lenaers.

L’élu a cependant déploré, le 18 octobre, le rejet de la décharge pour l’agence, qui est « une déclaration politique, un jeu politique joué par les forces de cette maison qui n'aiment pas Frontex en tant qu'agence et qui sont allergiques à la gestion des frontières en premier lieu ».

Pour Birgit Sippel, (S&D, allemande), il faut, après ce rapport de l’OLAF, « reconnaître l’ampleur des problèmes », la députée ne voyant toujours pas de grands changements.

Pour Renew Europe, il est aussi essentiel de garder à l’esprit que les mauvais agissements de Frontex ne sont pas uniquement liés à des individus isolés, mais sont « systémiques ». Frontex doit repartir sur des bases nouvelles, a dit l'Allemand Jan-Christoph Oetjen.

C’est aussi l’avis de La Gauche et des Verts/ALE, qui constatent une « crise structurelle des droits fondamentaux » aux frontières extérieures de l’UE. (Solenn Paulic avec Léa Marchal)

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