La Commission européenne a répondu, jeudi 14 juillet, au courrier que lui avait envoyé la commission des Libertés civiles du Parlement européen sur la problématique des refoulements en Grèce.
Cette lettre, révélée par Politico, avait amené le ministre grec de la Migration à venir s’expliquer en commission (EUROPE 12980/7).
Dans sa réponse, la Commission rappelle avoir reçu le 30 juin des engagements de la part d’Athènes, qui prévoient notamment de permettre des enquêtes sur la base des allégations de presse ou des allégations des ONG; elle s’engage à continuer à travailler avec les autorités grecques.
« En même temps, il est important de reconnaître que les entrées irrégulières sont souvent encouragées par des groupes criminels de passeurs qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie des migrants », écrit-elle. Ces agissements sont en hausse, s’inquiète la Commission, qui indique qu’améliorer la gestion des frontières extérieures est « une priorité ».
« La réponse de la Commission est honteuse. Blâmer les passeurs et faire confiance aux autorités grecques pour effectuer un contrôle 'indépendant' par le biais de l'Autorité nationale pour la transparence, c'est ignorer délibérément la réalité sur le terrain », a réagi Cornelia Ernst (La Gauche, allemande).
La Grèce a l'obligation légale de secourir, de garantir l'accès à la procédure d'asile et de fournir des conditions d'accueil dignes. « Il est grand temps que la Commission prenne enfin des mesures d'infraction », a-t-elle ajouté.
Voir la réponse de la Commission : https://aeur.eu/f/2nx (Solenn Paulic)