Dans son « Rapport 2021 » publié mercredi 13 juillet, le Groupe d’experts contre la traite des êtres humains (GRETA) du Conseil de l'Europe relève une augmentation de la traite des enfants, rendus « encore plus vulnérables » par la pandémie de Covid-19.
« Tous les acteurs impliqués dans la lutte doivent intensifier leurs efforts », indique Helga Gayer, présidente du GRETA en se référant à une étude présentée dans le rapport.
Fondée sur les informations fournies par 40 États parties à la 'Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains', 12 ONG et 2 entreprises du secteur de la technologie, cette étude examine les répercussions des nouvelles technologies sur la traite et décrit les difficultés opérationnelles et juridiques rencontrées dans la détection des cas, les enquêtes et les poursuites.
Elle formule aussi une série de recommandations, stratégies et bonnes pratiques parmi lesquelles : l’utilisation de techniques de surveillance par Internet, de collecte automatique de données et d’analyse des réseaux sociaux, complétées par un large partenariat entre organismes publics, un partage de connaissance et une coopération transfrontalière.
Les outils technologiques facilitant l’identification des victimes de la traite, tels que la reconnaissance faciale et les robots d’exploration du Web, peuvent être utilisés, mais l’étude souligne qu’au vu des questions éthiques qu’ils soulèvent, ils ne devraient l’être que par des opérateurs dûment informés et sensibilisés à la traite des êtres humains.
Face aux changements structurels des modes opératoires des trafiquants, « il est indispensable que les pays s’adaptent et donnent à leurs services répressifs et à leurs systèmes de justice pénale les moyens de répondre à un environnement qui ne cesse d’évoluer », souligne Helga Gayer.
Lien vers le rapport 2021 du GRETA (en anglais) : https://aeur.eu/f/2mn
Lien vers l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/2mo (Véronique Leblanc)