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Bulletin Quotidien Europe N° 12993
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ACTION EXTÉRIEURE / MacÉdoine du nord

Ursula von der Leyen appelle le Parlement macédonien à se prononcer en faveur du compromis sur le différend avec la Bulgarie

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé, depuis la tribune du Parlement macédonien à Skopje, ce dernier à voter en faveur du compromis français sur le différend avec la Bulgarie, jeudi 14 juillet.

Un accord des deux pays permettrait l’ouverture des négociations d’adhésion de Skopje.

« Aujourd'hui, nous pourrions enfin être sur le point de franchir une étape décisive. (...) Je crois que c'est le moment pour vous d'aller de l'avant vers notre avenir commun », a-t-elle lancé aux députés, lors d’un discours interrompu par des sifflements et du bruit, mais aussi des applaudissements. « Faites ce qui est juste pour la paix et la prospérité de la Macédoine du Nord, qui sera bientôt membre de l'Union européenne. L'avenir de votre pays est dans l'Union européenne. Et l'Europe n'est pas complète sans la Macédoine du Nord », a-t-elle aussi plaidé.

Tout en reconnaissant que de nombreux députés devaient être frustrés que l'ouverture des négociations avec l'UE n'ait pas suivi immédiatement l'accord de Prespa, Mme von der Leyen a estimé qu’il fallait saisir l’occasion qui se présente : « lancer les négociations d'adhésion et travailler ensemble sur le chemin qui vous mènera dans l'UE ».

« Nous pouvons le faire dès la semaine prochaine, en franchissant la première étape de la proposition française révisée », a-t-elle promis. En cas d’approbation de la proposition, « une conférence politique intergouvernementale sera organisée dans les prochains jours », a précisé la présidente de la Commission, ajoutant que celle-ci engagerait alors, immédiatement, le processus d'examen de l'acquis.

Mme von der Leyen a plaidé la cause de la proposition française, estimant que le texte protégeait les intérêts macédoniens et répondait aux préoccupations de toutes les parties. Elle a rappelé que la proposition faisait référence à la langue macédonienne, « sans que l'UE ne la qualifie », et qu’elle respectait l’identité macédonienne.

Soulignant la multiethnicité réussie de la société macédonienne, la présidente a expliqué que la modification de la Constitution « pour faire progresser les droits fondamentaux » compléterait automatiquement la phase d'ouverture des négociations et déclencherait une autre conférence intergouvernementale, « sans autre décision ». Une modification de la constitution nécessite l’accord de 2/3 des députés.

Tout en mettant en avant l’importance des relations de bon voisinage et la coopération régionale, Mme von der Leyen a rappelé que les questions bilatérales, telles que l'interprétation de l'histoire, n’étaient pas des conditions dans les négociations d'adhésion.

« Je vous encourage à saisir cette opportunité. En ouvrant cette porte maintenant, la Macédoine du Nord se donne les moyens de participer au processus de négociation plutôt que d'en être exclue. Les avantages s'accumuleront au fur et à mesure que vous progresserez », a-t-elle encore promis aux députés, rappelant les efforts déployés depuis deux ans pour arriver à ce compromis. (Camille-Cerise Gessant)

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