À l’heure de notre bouclage, mardi 28 juin, les présidents turc, Recep Tayyip Erdoğan, et finlandais, Sauli Niinisto, la Première ministre suédoise, Magdalena Andersson, et le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, poursuivaient leur discussion pour tenter de résoudre les différends entre les deux pays candidats à une adhésion à l’Alliance et la Turquie.
Quelques heures avant la rencontre, M. Stoltenberg ne pouvait « rien promettre », mais espérait qu’il puisse y avoir quelques progrès.
Lundi 27 juin, Mme Andersson avait espéré « vivement que le dialogue puisse être conclu avec succès dans un avenir très proche, idéalement lors du sommet ». « Cela permettrait, et c'est essentiel, de lancer immédiatement les processus d'adhésion de la Suède et de la Finlande », avait-elle ajouté.
Lundi, à Bruxelles, des représentants des trois pays et de l’OTAN s’étaient réunis pour tenter d’avancer sur les préoccupations sécuritaires de la Turquie, notamment sur les exportations d'armes et la lutte contre le terrorisme. Il s’agissait de la deuxième réunion en une semaine.
Lors d'une rencontre avec Mme Andersson, M. Stoltenberg a souligné les efforts de la Suède, qui a modifié la loi sur les infractions terroristes qui entrera en vigueur le 1er juillet, avec un champ d'application élargi et des échelles de peines plus élevées, et travaille sur des amendements constitutionnels pour ouvrir la voie à la criminalisation de la participation à des organisations terroristes. Stockholm a aussi lancé de nouvelles enquêtes policières contre le PKK – reconnu comme organisation terroriste par l’UE - et examine les demandes d'extradition de la Turquie.
La lutte contre le terrorisme fera l'objet d'une session spéciale du sommet consacrée aux efforts de l'OTAN dans cette lutte. (Camille-Cerise Gessant et Léa Marchal)