Le Parlement européen a appelé, jeudi 23 juin, à la poursuite des réformes au Monténégro, en particulier les réformes électorales et judiciaires, et sa lutte contre la criminalité organisée et la corruption.
Dans le rapport de Tonino Picula (S&D, croate), qu’ils ont adopté par 506 voix pour, 50 contre et 35 abstentions, les députés regrettent que, depuis 2017, le pays, qui a ouvert 33 chapitres de négociations d’adhésion, n’en ait fermé aucun.
Le Parlement européen rappelle que l’engagement politique de tous les partis et le bon fonctionnement de la démocratie parlementaire sont indispensables aux réformes liées à l’Union. Il demande ainsi un dialogue politique constructif et sans exclusive de tous les partis parlementaires du Monténégro pour surmonter le climat politique polarisé actuel.
Les députés soulignent aussi leurs préoccupations concernant l’augmentation des campagnes de désinformation et les menaces cybernétiques et hybrides, y compris par la Russie et la Chine. Ils invitent les autorités à prendre des mesures concrètes pour renforcer la résilience et la cybersécurité du pays.
Notant que l'ingérence étrangère peut également être poursuivie par « l'instrumentalisation des instituts religieux », le PE plaide également pour la tolérance religieuse.
Le PE salue par ailleurs le rôle constructif joué par le pays dans la coopération régionale et son l’alignement complet sur la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE, notamment sa condamnation de l'invasion russe en Ukraine et son soutien total aux dernières sanctions de l'UE contre la Russie.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/29j (Camille-Cerise Gessant)