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Bulletin Quotidien Europe N° 12973
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Eurozone

L'identité du prochain directeur exécutif du MES n'est pas connue

Les ministres des Finances de la zone euro ne sont pas parvenus, jeudi 16 juin à Luxembourg, à trouver un accord sur l'identité du successeur de Klaus Regling à la tête du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage permanent de la zone euro.

Aucune des trois personnalités encore en lice - l'Italien Marco Buti, le Luxembourgeois Pierre Gramegna et le Portugais João Leão - n'est en mesure de rassembler une supermajorité sur sa candidature, de telle sorte que les ministres, réunis en conseil d'administration du MES, n'ont pas procédé à un nouveau vote pour tenter de les départager.

Fin mai, M. Buti était arrivé en troisième position lors d'un vote à l'Eurogroupe (EUROPE 12959/11). La candidature italienne recueillant peu de soutiens, elle pourrait servir de galop d'essai à l'Italie pour occuper une autre fonction importante au niveau européen. 

Pour être nommé, un candidat doit recueillir plus de 80% des votes au sein du conseil d'administration du MES, chaque pays de la zone euro détenant un vote pondéré en fonction de sa part au capital du fonds de sauvetage. L'Allemagne et la France, qui disposent toutes deux d'un droit de veto, soutiennent des candidats différents, respectivement M. Gramegna et M. Leão, deux anciens ministres des Finances.

L'Eurogroupe se donne rendez-vous lundi 11 juillet à Bruxelles pour une nouvelle tentative, le mandat de M. Regling se terminant début octobre.

Rapport d'activité. Jeudi, célébrant dix ans d'activités, le MES, organisation financière internationale sise à Luxembourg, a adopté son rapport annuel d'activité et ses états financiers qui font apparaître un revenu net de 311 millions d'euros alloués aux réserves du fonds.

 « Aujourd'hui, le MES se situe à un moment crucial de son histoire, prêt à assumer de nouvelles tâches qui approfondiront son rôle dans la gestion de crise », a estimé le président de l'Eurogroupe, Paschal Donohoe, dans un communiqué.

Agréée fin 2020 (EUROPE 12613/4), la réforme du MES n'a toujours pas été ratifiée par les Dix-neuf, l'Allemagne et l'Italie manquant à l'appel. En Allemagne, un contentieux est en cours d'instruction au sein de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, tandis qu'en Italie, il n'y a pas de majorité politique pour ratifier une réforme qui, selon ses détracteurs, desservirait les intérêts italiens.

La réforme prévoit que le fonds de sauvetage joue un rôle accru en matière de gestion de crise macroéconomique en zone euro et devienne le prêteur en dernier ressort du Fonds de résolution unique (SRF), le bras financier du volet 'résolution' au sein de l'union bancaire.

Face aux incertitudes macroéconomiques actuelles, le MES reste prêt à fournir une assistance « conformément à (son) mandat de préserver la stabilité financière dans la zone euro », a indiqué M. Regling. Toutefois, aucun pays de la zone euro n'a souhaité activer la ligne de crédit spécifique créée au déclenchement de la pandémie de Covid-19.

Depuis 2012, le MES a financé le plan de sauvetage de cinq pays de la zone euro - la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne, Chypre - à concurrence de 300 milliards d'euros de prêts fournis à taux préférentiels en échange de réformes structurelles parfois controversées pour leur impact social.

Jeudi, l'Eurogroupe a décidé que la Grèce ne serait plus soumise à une surveillance post-plan de sauvetage rapprochée.

À terme, le Mécanisme européen de stabilité a vocation à intégrer le droit de l'Union européenne.

Voir le rapport annuel du MES : https://aeur.eu/f/25z (Mathieu Bion)

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