Après un diner, mercredi 15 juin, les ministres de la Défense des pays membres de l'OTAN poursuivent, jeudi 16 juin, leur réunion à Bruxelles
Mercredi soir, avec leurs homologues géorgien, suédois et finlandais et le Haut Représentant de l’UE, les ministres devaient faire de nouvelles annonces de soutien à l’Ukraine, après avoir été informés des besoins urgents du pays par son ministre de la Défense, Oleksii Reznikov.
« Les Alliés sont déterminés à continuer de fournir les équipements militaires dont l'Ukraine a besoin pour s'imposer, notamment des armes lourdes et des systèmes à longue portée », a précisé M. Stoltenberg aux médias, mercredi.
Le groupe de contact sur le soutien à l'Ukraine, dirigé par les États-Unis et qui réunit près de 50 pays, s’est également réuni mercredi 15 juin pour examiner les besoins urgents de l'Ukraine en équipements militaires.
De plus, selon M. Stoltenberg, lors du sommet de Madrid, fin juin, auquel le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a été invité à participer, les Alliés pourraient convenir d'un programme d'aide global pour aider le pays « à long terme, à passer des équipements de l'ère soviétique aux équipements modernes de l'OTAN et à améliorer l'interopérabilité avec l'OTAN ». M. Stoltenberg a précisé que la transition nécessitait beaucoup de partage de connaissances, d'expertise. « Et il s'agit aussi beaucoup d'interopérabilité, de s'assurer qu'ils ont les normes, les routines, le commandement et le contrôle qui leur permettent d'avoir une interopérabilité également avec les autres pays alliés de l'OTAN », a-t-il ajouté.
Selon le secrétaire général, les Alliés devaient aussi, mercredi soir, examiner les moyens de renforcer le soutien pratique à d'autres partenaires « en danger », notamment la Bosnie-Herzégovine et la Géorgie. La demande d’adhésion à l’OTAN de la Finlande et la Suède pourrait également être abordée, alors que la Turquie bloque le processus (EUROPE 12970/19).
Ce jeudi, les ministres se pencheront sur la « nécessité de renforcer considérablement » la dissuasion et la défense de l’OTAN pour faire face à une nouvelle réalité de sécurité.
« Nous allons maintenant prendre des décisions sur l'ampleur et la conception de notre dispositif à plus long terme, pour nous assurer que nous pouvons défendre chaque pouce du territoire allié dès le premier instant, à tout moment, et contre toute menace », a expliqué le secrétaire général.
Il a précisé que cela signifiait « plus de présence, plus de capacités et un niveau de préparation plus élevé ».
Selon lui, cela passera par plus de formations de combat de l'OTAN déployées à l'avant, pour renforcer les groupements tactiques sur le flanc est, plus de défenses aériennes, maritimes et cybernétiques, d'équipements prépositionnés et de stocks d'armes et un nouveau modèle de forces, avec davantage de forces à haut niveau de préparation et des forces spécifiques préaffectées à la défense de certains Alliés. (Camille-Cerise Gessant)