Les eurodéputés membres de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (‘ITRE’) du PE ont examiné, jeudi 2 juin, le rapport de la Cour des comptes de l’Union européenne pointant le manque de préparation des institutions, organes et agences de l’UE face aux menaces en termes de cybersécurité (EUROPE 12921/15).
« Nous devons protéger nos institutions, surtout dans les circonstances actuelles de conflit. Avec l’interconnexion de chaque système et institution, avoir une stratégie, des politiques, des contrôles et des entraînements serait une exigence minimale », a résumé Mikuláš Peksa (Verts/ALE, tchèque).
Pour plusieurs eurodéputés, à l’instar d’Eva Kaili (S&D, grecque), l’accent doit également être mis sur les plus petites entités, insistant sur le fait que des disparités existent entre, d'une part, les petites structures et agences de l'UE et, d'autre part, les plus importantes comme la Commission européenne ou le Parlement.
En outre, la question du nombre d’entités chargées de la sécurité des structures a également été soulevée. « De plus en plus d’organes sont créés ainsi que de nouveaux centres pour la cybersécurité. Ne serait-il pas mieux de simplifier, d’unifier sous l’égide de l’ENISA, par exemple ? », s’est interrogé Evzen Tošenovský (CRE, tchèque), pointant également le fait que le personnel qualifié dans le secteur de la cybersécurité est « difficile à trouver ».
Pour rappel, la Cour des comptes européenne avait publié, le 29 mars dernier, son rapport spécial sur l’état de préparation des institutions, organes et agences de l’UE. Le rapport soulignait, entre autres, que trop peu de ressources étaient allouées à cette question et appelait notamment la Commission à « proposer un texte législatif qui instaurerait des règles contraignantes communes » et à revoir les ressources à la hausse.
Voir le rapport de la Cour des comptes : https://aeur.eu/f/10w (Thomas Mangin)