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Bulletin Quotidien Europe N° 12829
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La Commission propose aux États membres d'examiner de nouvelles sanctions contre la Biélorussie et d'autres pays tiers participant aux arrivées aux frontières extérieures de l'UE

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé les États membres, lundi 8 novembre dans la soirée, à examiner un nouveau paquet de sanctions contre le régime biélorusse, mais aussi contre des compagnies aériennes de pays tiers qui seraient également impliquées dans ce que la Commission qualifie d'attaque hybride contre l’UE.

« La Biélorussie doit cesser de mettre en danger la vie des citoyens. L'instrumentalisation des migrants à des fins politiques par la Biélorussie est inacceptable », a commenté la présidente.

Les ambassadeurs des États membres discuteront de ce nouveau paquet de sanctions dès ce mercredi 10 novembre et les ministres des Affaires étrangères de l’UE s’en saisiront le 15 novembre. Le régime d'Alexandre Lukachenko est déjà visé par des sanctions ciblées (166 personnes et 14 entités), des sanctions sectorielles, et la compagnie aérienne Belavia pourrait encore être concernée par des mesures réduisant son champ d'activité (EUROPE 12814/1).

La Commission a aussi indiqué plus précisément, mardi 9 novembre, qu’elle allait contacter plus activement 12 pays tiers et en surveiller 20 autres. Parmi les 12 pays se trouvent le Cameroun, la République démocratique du Congo, l'Égypte, la Géorgie, la Guinée, l'Irak, la Jordanie, le Kazakhstan, le Liban, le Pakistan, le Tadjikistan et la Turquie. 

Les 20 pays faisant l'objet d'une surveillance sont l'Afrique du Sud, l'Algérie, l'Azerbaïdjan, l'Inde, l'Iran, la Côte d'Ivoire, la Libye, le Maroc, le Nigeria, le Qatar, la Russie, le Sénégal, la Somalie, le Sri Lanka, la Syrie, la Tunisie, les Émirats arabes unis, l'Ouzbékistan, le Venezuela et le Yémen.

Le vice-président de la Commission, Margarítis Schinás, quant à lui, a été missionné par la présidente pour voyager dans des pays tiers clés pour discuter des moyens de contrer ces arrivées par liaisons aériennes et des possibilités de rapatriement de ces personnes dans leur pays d’origine.

Selon la Commission, mardi, près de 2 000 personnes étaient postées à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, alors que la veille, ses rapports évoquaient des centaines de personnes (EUROPE 12828/6).

Redoutant également une crise humanitaire avec des personnes démunies et laissées dans le froid, la Commission a réitéré son offre d’aide à la Pologne, par des missions de Frontex ou de l’EASO, mais aussi par une aide financière. « 35 millions d’euros ont ainsi été débloqués pour la Lituanie », a rappelé la porte-parole de l'institution, Dana Spinant, confirmant que la Pologne n’a toujours pas déposé de demande.

Facilitation des visas

Par ailleurs, le 9 novembre, le Conseil de l’UE a adopté des sanctions visant le régime de facilitation des visas pour les officiels biélorusses, mesure qui avait été demandée après l’été et les premières arrivées de personnes aux frontières de la Lituanie.

Les eurodéputés de la commission des libertés civiles du PE, quant à eux, ont parlé de la situation à la frontière avec la Biélorussie au cours d'un échange avec la commissaire Ylva Johansson (voir article lié). (Solenn Paulic)

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