L’Allemagne a annoncé avoir signé l’engagement non contraignant à cesser de financer des projets de combustibles fossiles à l’étranger d’ici fin 2022, mardi 9 novembre, un jour après une annonce similaire des Pays-Bas (EUROPE 12828/21).
Dévoilé jeudi 4 novembre dans le cadre de la 26e session de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow (EUROPE 12826/1), cet engagement rassemble désormais 23 pays (l'Allemagne, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l'Italie, le Portugal, le Danemark, la Finlande, la Slovénie, l'Albanie, la Nouvelle-Zélande, le Costa Rica, l'Éthiopie, Fidji, la Gambie, le Mali, les îles Marshall, la Moldavie, le Soudan du Sud, la Suisse, la Zambie, les Pays-Bas et le Salvador).
Ainsi, selon l’envoyé du gouvernement britannique à la COP26, John Murton, près de 22 milliards de dollars par an devraient ne plus être investis dans les combustibles fossiles.
Absence de la France
Interrogée par la presse sur l’absence de la France parmi les signataires de l’engagement, la ministre française de la Transition écologique, Barbara Pompili, a expliqué, mardi, que cela est dû à une différence de « tempo » et de « méthodologie ».
Elle a rappelé que son pays s’est donné comme objectif juridiquement contraignant de mettre fin aux garanties publiques à l’export en 2021 pour le pétrole lourd et les sables bitumineux, en 2025 pour le pétrole et en 2035 pour le gaz, tout en soulignant qu’il s’agit d’un arrêt total des financements.
L’engagement lancé la semaine passée ne concerne en revanche que les projets de combustibles fossiles qui ne sont pas couplés à des technologies de capture et de stockage des émissions de CO2 (‘unabated’). Il prévoit en outre des exceptions pour « des circonstances limitées et clairement définies qui sont compatibles avec une limite de réchauffement de 1,5°C et les objectifs de l’Accord de Paris ». (Damien Genicot)