Vingt pays se sont engagés à cesser leur soutien public international en faveur des combustibles fossiles et à l’aligner, en faveur de la transition, vers les « énergies propres », jeudi 4 novembre, dans une déclaration commune dévoilée lors de la 26e session de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26), à Glasgow.
« Nous mettrons fin à tout nouveau soutien public direct au secteur international de l’énergie à base de combustibles fossiles d’ici à la fin de 2022 », indique ainsi la déclaration.
Cela concerne les projets relatifs au charbon, au pétrole et au gaz fossile qui ne sont pas couplés à des technologies de capture et de stockage des émissions de CO2 résultant de la combustion des combustibles fossiles (‘unabated’).
Cet engagement prévoit néanmoins des exceptions pour « des circonstances limitées et clairement définies qui sont compatibles avec une limite de réchauffement de 1,5°C et les objectifs de l’Accord de Paris ».
Les pays signataires sont : les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Italie, le Portugal, le Danemark, la Finlande, la Slovénie, l’Albanie, la Nouvelle-Zélande, le Costa Rica, l’Éthiopie, les Fidji, la Gambie, le Mali, les îles Marshall, la Moldavie, le Soudan du Sud, la Suisse et la Zambie.
Cinq institutions de développement, dont la Banque européenne d’investissement (BEI), ont également signé la déclaration.
Fustigeant l’absence de la France et de l’Allemagne parmi les pays signataires de la déclaration, l’eurodéputé Bas Eickhout (Verts/ALE, néerlandais) a qualifié l’engagement d’« annonce importante ». Selon lui, cela « montre à quel point la Commission européenne et les pays de l'UE qui envisagent de classer le gaz comme un investissement ‘vert’ dans la taxonomie (EUROPE 12825/5) sont déconnectés de la réalité ».
Maria Pastukhova, conseillère politique pour le centre de réflexion (‘think tank’) E3G, de son côté, a appelé à poursuivre « l’effort diplomatique » au-delà de la COP26, afin d’obtenir en particulier l’adhésion des principaux financeurs des combustibles fossiles, mentionnant le Japon, la Chine et l’Allemagne.
Voir la déclaration : https://bit.ly/3nZPrxU (Damien Genicot)