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Bulletin Quotidien Europe N° 12826
ACTION EXTÉRIEURE / Éthiopie

L'UE appelle à un cessez-le feu immédiat et à des négociations politiques sans conditions

Face à l'escalade de la guerre civile en Éthiopie opposant les rebelles du Tigré au gouvernement, l'UE appelle toutes les parties au conflit à renoncer immédiatement aux armes, qui ont conduit à une situation humanitaire déjà catastrophique, et à s'engager dans des négociations politiques, dans l'intérêt de la population, du pays et de la stabilité régionale.

« Après un an de combats, le conflit dans le nord de l'Éthiopie s'est encore aggravé et étendu, créant une crise humanitaire dévastatrice, portant atteinte à l'intégrité territoriale et à la stabilité du pays et ayant des répercussions sur l'ensemble de la région », a souligné le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, dans une déclaration publiée jeudi 4 novembre au nom des Vingt-sept.

« L'UE est particulièrement préoccupée par la récente escalade des combats dans la région d'Amhara et par les avancées militaires du TPLF et de l'Armée de libération de l'Oromo (OLA) ainsi que par les bombardements aériens de Mekelle par l'armée de l'air éthiopienne, qui risquent tous d'entraîner le pays dans une nouvelle fragmentation et un conflit armé généralisé et d'aggraver la situation de la population », poursuit la déclaration.

Rappelant qu'« il n'y a pas de solution militaire », l'UE demande à toutes les parties « de mettre en œuvre un véritable cessez-le-feu avec effet immédiat et d'engager des négociations politiques sans condition préalable, en faisant preuve de responsabilité et de volonté politique ».

Elle réitère aussi son « appel au retrait total et immédiat des troupes érythréennes ».

L'UE salue la publication, le 3 novembre, du rapport d'enquête conjoint du Haut Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies et de la commission éthiopienne des droits de l'homme sur l'impact du conflit armé jusqu'en juin 2021, et de la déclaration de Michelle Bachelet. Celle-ci a fait état de possibles crimes de guerre et de crimes contre l'humanité (EUROPE 12825/10).

Le rapport souligne que les violences ethniques, la torture et les mauvais traitements infligés aux civils et aux combattants capturés, les violences sexuelles et sexistes, y compris les viols, le pillage des biens, la destruction des infrastructures et des sites religieux, les violations du droit humanitaire international ainsi que d'autres violations et abus des droits de l'homme doivent cesser immédiatement. Il demande que les auteurs de ces actes soient tenus responsables de leurs actes de manière indépendante, transparente et impartiale, et que soient poursuivies les enquêtes sur les atrocités commises après juin 2021.

L'UE demande « une mise en œuvre rapide et complète des recommandations du rapport conjoint ».

Elle rappelle qu'elle soutient les efforts de médiation de l'Union africaine pour la paix et appelle à un dialogue national inclusif.

L'UE « reste prête à utiliser tous les instruments de sa politique étrangère, y compris les mesures restrictives, pour promouvoir la paix, le respect du droit international humanitaire et des droits de l'homme et contribuer à mettre fin au conflit ». (Aminata Niang)

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