Après un entretien avec le ministre britannique responsable des Affaires européennes, David Frost, le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a indiqué, mardi 9 novembre, que la France espérait « une solution rapide » au conflit avec le Royaume-Uni sur les licences de pêche accordées aux navires français dans les eaux britanniques (EUROPE 12827/1, 12826/22).
Les négociations sur ce problème se poursuivent entre la Commission européenne, la France et le Royaume-Uni.
Selon Downing Street, David Frost et Clément Beaune « ont évoqué différentes questions liées aux relations avec la France et l'Union européenne, dont celle de la pêche, et ils ont convenu de se parler à nouveau plus tard dans la semaine ».
En vertu de l'accord de commerce et de coopération UE/Royaume-Uni, les pêcheurs de l'UE peuvent continuer à opérer dans les eaux britanniques et les îles anglo-normandes, à condition de pouvoir prouver qu'ils y pêchaient auparavant.
Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l'ampleur des justificatifs à fournir. Paris estime qu'il manque encore 200 licences pour les bateaux français, un chiffre que Londres conteste.
Pour le moment, la France a suspendu sa menace de mesures de rétorsion (interdiction de débarquement des navires de pêche britanniques dans les ports désignés, renforcement des contrôles sanitaires et douaniers, contrôles des camions...), si Londres n'accordait pas davantage de licences aux pêcheurs français. (Lionel Changeur)