La Commission européenne a réitéré, le 8 novembre, la disponibilité des agences européennes comme Frontex, l’EASO ou Europol pour venir en aide à la Pologne, qui a fait part de nouvelles difficultés à sa frontière avec la Biélorussie, avec de nouvelles arrivées de migrants dépassant plusieurs milliers de personnes, selon certains médias.
« Nos rapports parlent de plusieurs centaines de personnes » massées à la frontière, a confirmé le porte-parole de la Commission, Adalbert Jahnz, condamnant à nouveau la tentative d’ « utilisation » de gens pour « déstabiliser l’UE » et rappelant à Varsovie que l’aide d’assistance européenne est toujours sur la table.
La Pologne, qui refuse pour l'heure l'intervention de ces agences, a accusé la Biélorussie de chercher à provoquer un « incident majeur » à la frontière entre les deux pays, « de préférence avec des coups de feu et des victimes : selon les médias, ils préparent une grave provocation près de Kuźnica, il y aura une tentative de franchissement de la frontière massif », a affirmé le vice-ministre polonais des Affaires étrangères, Piotr Wawrzyk, cité par Reuters.
« Les autorités polonaises sont prêtes (à faire face) à n'importe quel scénario », a assuré le vice-ministre de l'Intérieur, Maciej Wasik. La Lituanie a aussi décidé, le 8 novembre, de déplacer des troupes à sa frontière avec la Biélorussie pour se préparer à un éventuel afflux de réfugiés.
Sanctions
Interrogée sur la réponse européenne à cette instrumentalisation des migrants par le régime biélorusse, la Commission a indiqué, le 8 novembre, que le travail d’amendement du régime de sanctions était en cours alors que 166 personnes et 14 entités sont à ce jour déjà visées par des mesures de représailles (EUROPE 12742/2).
Alors que beaucoup de vols continuent d'être effectués depuis l'Irak vers Minsk, un certain nombre de vols passent aussi par Istanbul.
La Commission aura à ce titre une discussion avec Ankara, a dit Peter Stano, porte-parole du Haut Représentant, Josep Borrell. Les ministres européens des Affaires étrangères reviendront pour leur part sur le sujet le 15 novembre. (Solenn Paulic)