Une lettre signée par 64 eurodéputés a été adressée, vendredi 21 mai, à l’initiative d’All of Us - la campagne pro-choix du PE - aux autorités maltaises, les appelant à légaliser l'avortement.
Malte est le seul pays de l'UE où l’avortement est encore interdit sans exception et sanctionné de 18 mois à trois ans de prison, selon Amnesty International.
Le 12 mai dernier, un membre du parlement national a toutefois déposé un projet de loi demandant sa dépénalisation : « une occasion historique de promouvoir le débat sur l'avortement à Malte », se félicitent les eurodéputés dans leur lettre.
Ils rappellent que la santé et les droits sexuels et génésiques sont « des soins de santé essentiels et un droit fondamental » et que l'accès sans entrave et rapide à ces soins ainsi que le respect de l'autonomie et de la prise de décision des femmes en matière de procréation sont « essentiels pour protéger les droits fondamentaux des femmes et l'égalité entre les genres ».
À l'heure actuelle, l'interdiction en vigueur à Malte conduit des centaines de femmes à essayer d'avorter clandestinement chaque année, rappellent les eurodéputés.
Un rapport d'initiative dénonçant les obstacles aux droits sexuels et génésiques dans l'UE (EUROPE 12715/19) devrait être voté par la plénière au mois de juin. Les préoccupations des eurodéputés à ce sujet dépassent en effet le seul cas maltais.
Consulter la lettre : https://bit.ly/3bF30h1 (Agathe Cherki)