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Bulletin Quotidien Europe N° 12698
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

La Commission européenne mise sur Pfizer/BioNTech pour éviter que son calendrier de livraison des vaccins soit perturbé ultérieurement

Après des restrictions en cascade concernant le vaccin d'AstraZeneca et alors que Johnson & Johnson est à son tour dans la tourmente, la Commission européenne semble, cette fois, vouloir prendre les devants : la présidente de l’institution, Ursula von der Leyen, a annoncé, mercredi 14 avril, qu’un nouvel accord avait été conclu avec le groupe Pfizer/BioNTech pour 50 millions de doses supplémentaires. Un troisième contrat serait également en cours de négociation.

Les 50 millions de doses annoncées seront livrées dès ce mois d’avril – et non au quatrième trimestre, comme cela était prévu initialement.

« Cela portera le nombre total de doses livrées par Pfizer/BioNTech à 250 millions de doses au deuxième trimestre », s'est félicitée la présidente. S’agissant de la clé de répartition des doses supplémentaires, la distribution se fera au prorata de la population de chaque État membre.

Prenant soin de remercier le groupe américano-allemand et de saluer sa fiabilité, Mme von der Leyen a ensuite annoncé qu’un troisième contrat était également en cours de négociation avec Pfizer/BioNTech.

Il portera, pour sa part, sur la livraison d’1,8 milliard de doses sur la période 2021-2023 et impliquera que la production des vaccins et de leurs composants essentiels soit basée dans l'UE.

Miser sur les vaccins à ARNm

La Commission entend ainsi assurer aux États membres un approvisionnement à plus long terme afin qu’ils ne se trouvent pas pris au dépourvu lorsque viendra le moment de procéder à des rappels ou de s’adapter à de potentiels nouveaux variants.

« Dans cette optique, nous devons nous concentrer sur les technologies qui ont fait leurs preuves. Les vaccins à ARNm en sont un bon exemple », a précisé la présidente, indiquant par ailleurs que « d’autres contrats, avec d'autres entreprises, pourraient suivre ».

L’eurodéputé allemand Peter Liese (PPE), particulièrement investi sur les questions de santé, a laissé entendre mercredi, après des « entretiens avec la Commission », que l’institution ne compterait plus, à l’avenir, que sur les vaccins de Pfizer/BioNTech, de Moderna et de CureVac – pour lequel la révision continue de l’Agence européenne des médicaments est toujours en cours.

« Il est clair que l’avenir appartient aux vaccins à ARNm. Ils sont de toute évidence plus efficaces que les vaccins à vecteur et semblent avoir moins d'effets secondaires », a-t-il commenté.

L’avenir, en effet, ne s’annonce pas radieux pour les vaccins à vecteur d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson. Les restrictions imposées par près d’une dizaine d’États au premier (EUROPE 12694/2) commencent à être étendues au deuxième, que l’on soupçonne à son tour d’être à l’origine de cas graves de caillots sanguins.

Conclusions de l’EMA la semaine prochaine

Le gouvernement français a annoncé ce mercredi que le vaccin de Johnson & Johnson, comme celui d’AstraZeneca, ne serait administré qu’aux personnes âgées de plus de 55 ans. Au Danemark, son utilisation devrait même être suspendue. Le laboratoire Johnson & Johnson lui-même a, de toute façon, décidé de reporter le déploiement de son vaccin sur le continent européen (EUROPE 12697/2).

Une enquête est en cours du côté de l’Agence européenne des médicaments (EMA) afin d’évaluer les risques liés à ce vaccin (EUROPE 12695/1) : elle sera accélérée afin que les conclusions puissent être rendues la semaine prochaine, a indiqué l’EMA, toujours ce mercredi.

« Bien que son examen soit en cours, l'EMA reste d'avis que les avantages du vaccin dans la prévention de la Covid-19 l'emportent sur les risques d'effets secondaires », a précisé l’Agence dans un communiqué.

Elle a par ailleurs indiqué qu’elle continuait à surveiller l’apparition de rares cas de caillots sanguins survenus après inoculation du vaccin d’AstraZeneca et qu’elle examinerait la nécessité de mettre à jour ses recommandations concernant l’administration d’une seconde dose de ce vaccin chez les personnes ayant déjà reçu la première.

Au total, 100 millions de doses ont déjà été inoculées dans l’UE, sur un total de 126 millions de doses de vaccins reçues par les États membres, selon les chiffres brandis fièrement par Ursula von der Leyen lors de son intervention. Sur ces 100 millions de vaccinations, a-t-elle précisé, plus d'un quart sont des secondes doses, « ce qui signifie que nous avons maintenant plus de 27 millions de personnes complètement vaccinées ». (Agathe Cherki)

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