login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12698
Sommaire Publication complète Par article 17 / 35
SÉCURITÉ - DÉFENSE / Psdc

La coopération internationale s’améliore au Mali, selon M. Bléjean

Le directeur général de l’État major de l’UE, le vice-amiral Hervé Bléjean, a estimé, mercredi 14 avril, que la synchronisation des acteurs internationaux au Mali, y compris la mission de PSDC de l’UE, EUTM Mali, s’améliorait.

« Nous avons conscience qu’un surcroît de synchronisation entre les acteurs internationaux, y compris européens, est requise pour avoir des résultats encore plus concluants, mais nous sommes engagés sur la bonne voie et la bonne dynamique », a-t-il expliqué à la sous-commission ‘Sécurité et Défense’ du Parlement européen.

Selon lui, la coopération entre EUTM, la Minusma, l’opération Barkhane et le G5 Sahel est optimale sur le terrain. « On va vraiment vers l’établissement d’un concept de continuité entre la formation et l’entraînement que nous donnons de façon pratique pour ensuite passer la main à Barkhane et Takuba de manière à ce qu’eux opérationnalisent en fonction du contexte du terrain les unités que l’on a formées », a expliqué le vice-amiral. Et si, selon lui, Barkhane est très contente des opérations qu’elle mène avec les forces qui sont passées par EUTM Mali, il faut travailler sur l'autonomie d’action des forces.

Une autonomisation qui pourrait s’accentuer grâce à l’accompagnement non exécutif que la mission EUTM pourra désormais faire. Cela devrait aider les forces « à pleinement s’organiser pour une pleine efficacité au combat », a estimé M. Bléjean.

Le nouveau mandat d'EUTM Mali permet en effet un accompagnement non exécutif des troupes maliennes formées par la mission. « Une participation active aux opérations demeure interdite, mais c’est un élément essentiel pour évaluer de plus près les éléments tactiques », a souligné M. Bléjean. La mission travaille sur un premier cas pilote qui pourrait avoir lieu dans le nord du Mali.

La mission est désormais régionalisée. Selon M. Bléjan, dans les prochains mois, la formation pourrait s’étendre au Burkina Faso, qui a déjà signé un cadre légal pour l’action d’EUTM sur son territoire, et au Niger. 

Le Burkina Faso étant intéressé par la formation des formateurs, le vice-amiral a précisé avoir « bon espoir de démarrer une première action d’ici l’été ». Pour le Niger, M. Bléjean a annoncé la prochaine intégration d’une task force allemande au sein d’EUTM Mali, qui, au départ, est une initiative bilatérale entre l’Allemagne et le Niger de formation par les forces spéciales. Le Comité politique et de sécurité (Cops) a donné son accord le 4 mars et la capacité militaire de planification et de conduite (MPCC) doit soumettre dans ce cadre la révision d’EUTM aux États membres la semaine prochaine.

Pour assurer ses nouvelles tâches, la mission va passer de 700 à 1 300 militaires. Si les États membres ont répondu à 95% à la génération de forces, M. Bléjean a émis des inquiétudes concernant la task force de conseil, dont seuls 29 des 78 postes sont pourvus. « Or, cette task force est le coeur du métier, pour accompagner toutes les réformes nécessaires du secteur de sécurité et de défense », a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ACTION EXTÉRIEURE
ÉDUCATION
CONSEIL DE L'EUROPE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES