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Bulletin Quotidien Europe N° 12698
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INSTITUTIONNEL / Protocole

'Sofagate', les chefs des groupes politiques du PE réclament une meilleure coordination interinstitutionnelle

Les leaders des groupes politiques du Parlement européen ont insisté sur la nécessité d’éviter tout nouveau couac diplomatique à l’avenir, comme celui ayant eu lieu à Ankara (EUROPE 12694/5), et sur l’importance d’améliorer le travail interinstitutionnel, lors d’un échange de près de deux heures, mardi 13 avril au soir, entre la Conférence des présidents du PE (CoP), la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel.

Le président du Parlement européen, David Sassoli, a insisté sur l’importance d’une meilleure coordination entre les institutions européennes afin de créer une « Team Europe » parlant certes d’une seule et même voix, mais aussi bénéficiant d’une même représentation. Un appel qui a été formulé par tous les présidents de groupe.

Plusieurs ont renouvelé leur invitation pour qu’il y ait une discussion sur la Turquie lors de la prochaine session plénière, en avril. Il a notamment été question de l’élaboration d’une stratégie commune avec le Parlement européen afin d’améliorer la coordination institutionnelle. La question d’un travail sur le protocole a été abordée. La 'Conférence sur l’Avenir de l’Europe' a également été mentionnée, notamment par Charles Michel, en vue d’approfondir la question.

Le point de vue des présidents

Après avoir réitéré ses excuses, notamment auprès de Mme von der Leyen, M. Michel a rappelé que la mission protocolaire n’avait pas eu la possibilité de voir physiquement la salle où devait se tenir la réunion. Il a par ailleurs répété qu’agir autrement sur le moment en pointant du doigt une erreur protocolaire lui avait paru dangereux diplomatiquement.

De son côté, Mme von der Leyen a estimé que cet incident montrait l’importance d’améliorer le travail de coordination entre les institutions européennes, de renforcer l’attention sur l’égalité des genres et de réfléchir sur la représentation des institutions européennes dans les déplacements à l’étranger en vertu des articles 15 et 17 du Traité sur l’Union européenne.

Un incident diplomatique qui ne doit pas occulter un relatif succès diplomatique

La visite de l’UE au président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, a été l’occasion d’aborder des sujets éminemment politiques, que ne devrait pas occulter totalement l’incident du ‘Sofagate’, ont rappelé les deux présidents.

Plusieurs grands domaines ont été abordés, notamment l’Union douanière, la gestion migratoire, la lutte contre le terrorisme, le changement climatique ou encore le rôle de la Turquie dans la région (par exemple, le différend maritime avec Chypre et la Grèce), la participation aux programmes européens Erasmus ou Horizon Europe. Le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul a été discuté également. Une « clause de rendez-vous » en décembre avec le président turc a aussi été abordée pour faire le point sur l’évolution de la situation.

Le président du groupe PPE, Manfred Weber (allemand), s’est dit dubitatif quant à d’éventuels progrès sur les tensions maritimes en Méditerranée orientale. Martin Schirdewan, coprésident de La Gauche, s’est montré critique concernant la mise en œuvre d'un agenda positif, étant donné le comportement du régime turc à maints égards. Philippe Lamberts, coprésident des Verts/ALE, a également insisté sur le respect des droits humains avant d’approfondir l’agenda positif.

Un point sur la Turquie en présence des deux présidents devrait vraisemblablement être intégré lors de la session plénière du 26 avril. La question sera tranchée le 22 avril prochain, en conférence des présidents.

Du côté du Conseil, un compte rendu de la réunion était attendu mercredi 14 avril dans la soirée auprès des ambassadeurs. À l’heure où nous mettions sous presse, la teneur des discussions ne nous était pas connue. (Pascal Hansens)

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