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Bulletin Quotidien Europe N° 12679
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

Pfizer-BioNTech prêt à livrer 10 millions de doses du vaccin anti-Covid-19 avant la date prévue

La Commission européenne a proposé, mardi 16 mars, d'accélérer la livraison de 10 millions de doses du vaccin contre la Covid-19 produit par Pfizer-BioNTech. Elle suggère de prélever ce montant sur l'option de 100 millions de doses qui devaient être livrées aux troisième et quatrième trimestres et de l'avancer au deuxième trimestre. 

Cette avance, qui doit encore être approuvée par les États membres, porterait le nombre total de doses fournies par Pfizer-BioNTech au cours du deuxième trimestre à plus de 200 millions. « C'est une très bonne nouvelle. Cela donnera une marge de manœuvre aux États membres et permettra éventuellement de combler les insuffisances dans les livraisons », s'est réjouie la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. 

L'Union européenne pâtit en effet des déboires du laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, qui, d'un côté, ne respecte pas ses engagements de livraison et, de l'autre, fait aujourd'hui face à des suspicions d'effets secondaires ayant poussé une dizaine d'États membres à interrompre temporairement l'inoculation du vaccin produit par le laboratoire (EUROPE 12678/6). L'Allemagne et la Norvège, en particulier, ont fait état de plusieurs décès (3 en Allemagne et au moins 2 en Norvège) provoqués par des thromboses des sinus veineux cérébraux (acronyme anglais CVST).

L'avis de l'EMA attendu jeudi 18 mars

Une solution plus pérenne dépendra très certainement de l'avis de l'Agence européenne des médicaments (EMA), qui doit adopter des conclusions jeudi 18 mars.

S'exprimant devant la presse mardi, la directrice exécutive de l'agence a réaffirmé son soutien au vaccin d'AstraZeneca. « Bien qu'une évaluation plus poussée soit en cours, nous sommes actuellement toujours fermement convaincus que les avantages du vaccin AstraZeneca dans la prévention de la Covid-19 et le risque que pose ce virus en termes d'hospitalisation l'emportent sur le risque d'effets secondaires », a déclaré Emer Cooke, réitérant ainsi l'avis du comité d'évaluation des risques (PRAC) du 10 mars. 

« À l'heure actuelle, rien n'indique que la vaccination ait causé ces cas. Ils ne sont pas apparus dans les essais cliniques et ils ne sont pas répertoriés comme étant des événements indésirables connus avec ce vaccin dans les essais cliniques », a-t-elle poursuivi, ajoutant que le PRAC était en train de mener une analyse détaillée des données disponibles.

Si elle a exclu l'apparition d'effets secondaires liés à un lot de vaccins, Mme Cooke n'a pas totalement écarté que ces effets pourraient se manifester dans une sous-catégorie spécifique de la population. Mais elle a appelé à la patience et a refusé d'anticiper l'action de l'EMA une fois les conclusions du PRAC disponibles. 

De son côté, la France a tiré à boulets rouges sur le laboratoire pharmaceutique anglo-suédois, le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, regrettant des « coups de canif dans le contrat » et soulignant que l'UE n'excluait pas des recours en justice. De son côté, la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré que le patron d'AstraZeneca « est sur la sellette et il le sait parfaitement ». (Sophie Petitjean)

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