La Commission européenne a décidé, mardi 16 mars, de lancer une enquête pour déterminer un possible comportement abusif de la société Public Power Corporation (‘PPC’) dans le secteur de la fourniture de gros d'électricité en Grèce.
Selon Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive responsable de la politique de concurrence, le comportement de PPC sur les marchés de gros de l'électricité en Grèce « pourrait avoir faussé la concurrence et ralenti les investissements dans la production d'énergie plus verte ». La Grèce s'est récemment engagée dans un ambitieux plan de sortie du lignite, a noté la vice-présidente.
Détenue majoritairement par l'État grec, PPC est le plus grand fournisseur d'électricité au détail et de gros en Grèce.
La Commission craint que la société sous contrôle public ait restreint la concurrence sur les marchés visés par son comportement dans les procédures d'appels d'offres. « L’entreprise a peut-être adopté, lors d'appels d'offres, des stratégies prédatrices entravant la capacité de ses concurrents à lui livrer concurrence sur les marchés de gros de l'électricité et sur les marchés connexes », explique la Commission dans un communiqué.
Ce comportement, s'il est avéré, constitue une pratique prédatrice d'éviction, en violation des règles de concurrence de l'UE, notamment celles relatives aux abus de position dominante.
Cette enquête est toutefois sans lien avec l'affaire AT.39700 concernant les droits d'accès privilégié au lignite octroyés par l'État grec à l'entreprise publique PPC. (Lionel Changeur)