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Bulletin Quotidien Europe N° 12679
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ACTION EXTÉRIEURE / GÉorgie

M. Garibashvili veut renforcer les relations de son pays avec l’UE

Le Premier ministre géorgien Irakli Garibashvili a plaidé, mardi 16 mars, pour un renforcement des relations entre son pays et l’UE, rappelant que Tbilissi entendait déposer une demande de candidature d’adhésion à l’UE en 2024.

« Nous voyons notre avenir dans l’UE », a-t-il expliqué à l’issue du Conseil d’association UE-Géorgie à Bruxelles.

« Nous avons discuté des possibilités pour rendre la relation encore plus dynamique et tournée vers l’avenir », a-t-il ajouté. Selon le Premier ministre, son pays a besoin de plus d’occasions pour approfondir son intégration à l’UE. Une intégration graduelle et complète au marché unique européen sera la prochaine étape en ce sens, a-t-il expliqué.

M. Garibashvili a souligné que, malgré la pandémie de Covid-19, son pays avait continué à adopter des réformes, notamment concernant l’efficacité énergétique ou les droits de l’homme. Il a aussi expliqué que la Géorgie était une passerelle vers l’Asie, qu’elle pouvait jouer un rôle important pour le transport et le transit de l’énergie, et il a mis en avant le potentiel de la Mer noire.

Tout en se disant prêt à étendre les domaines de coopération avec la Géorgie, le commissaire au Voisinage, Olivér Várhelyi, a précisé qu’il y avait encore des possibilités d’étendre la coopération dans le cadre de la zone de libre-échange complet et approfondi (DCFTA). Selon le commissaire, « il faut d’abord utiliser tous les outils et les occasions que nous avons dans la DCFTA » et se concentrer sur l’accélération de la mise en œuvre de cet accord.

De son côté, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a une nouvelle fois mis l’accent sur la nécessité de résoudre la crise politique actuelle en Géorgie. Il a estimé que le pays était à un « tournant politique » et que le temps était compté.

« Depuis les dernières élections législatives, en automne, l'UE n'a cessé de répéter que tous les acteurs politiques devaient trouver un terrain d'entente et chercher une issue à la situation politique actuelle », a-t-il rappelé, appelant à des compromis. « C’est particulièrement essentiel à un moment où la Géorgie doit faire face à la pandémie de Covid-19 et avancer dans l’agenda des réformes », notamment électorale et judiciaire, a-t-il prévenu.

Selon M. Borrell, le gouvernement et le parti au pouvoir ont une « responsabilité particulière » pour trouver une solution. Il a ajouté que le boycott du Parlement n’aidait pas au fonctionnement de la démocratie et au pluralisme politique.

Le Haut Représentant a précisé avoir fait le point avec le Premier ministre sur la médiation menée par l’UE – en les personnes du président du Conseil européen, Charles Michel, et de son envoyé, Christian Danielsson, actuellement à Tbilissi - pour sortir de la crise politique.

M. Michel a d'ailleurs rencontré M. Garibashvili à deux reprises, les 15 et 16 mars.

Voir le communiqué de presse conjoint publié à l’issue du Conseil d’association : http://bit.ly/3rTxe5L (Camille-Cerise Gessant)

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