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Bulletin Quotidien Europe N° 12675
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Social

Les eurodéputés veulent plus d’ambition sur le plan d’action pour la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux

Les eurodéputés ont globalement salué le nouveau plan d’action pour la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux lors d’un débat, mercredi 10 mars, en session plénière, en vue du sommet social de Porto qui se tiendra en mai. Toutefois, nombreux ont été ceux qui ont insisté pour introduire des objectifs contraignants à l’horizon 2030 et renforcer l’ambition en termes de réduction de pauvreté.

Le PPE a salué une nouvelle fois la proposition par la voix du coordinateur de la commission ‘emploi et politiques sociales’ (EMPL), Dennis Radtke (allemand), qui a pris la parole au nom de son groupe, mais a dit vouloir aller de l’avant sur la question des ‘clickworkers’ et ‘crowdworkers’

La présidente des sociaux-démocrates au PE, l’Espagnole Iratxe García Pérez a également chaleureusement accueilli le niveau général d’ambition du plan d’action (EUROPE 12671/2), mais a souhaité mettre l’accent sur les emplois de qualité. Elle a insisté sur l’importance d’avoir des objectifs clairs, avec des indicateurs facilement quantifiables pour assurer un suivi efficace.

Dragoș Pîslaru (Renew Europe, roumain), également satisfait du plan d’action, a pour sa part insisté sur la nécessité de revoir la méthode de travail de l’UE pour améliorer la lutte contre la pauvreté. Il a par ailleurs insisté sur les investissements et le développement d’outils numériques pour aider à atteindre les objectifs de 2030.

Le Belge Philippe Lamberts, corapporteur du groupe des Verts/ALE, a pour sa part été plus critique. Il a pointé du doigt le manque d’ambition de la Commission pour ce qui est de l’amélioration des revenus (la Commission veut présenter des recommandations et non une directive) et en matière de réduction de la pauvreté, dont les objectifs sont plus faibles que la stratégie EUROPE 2020. Faisant référence à la Conférence sur l’avenir de l’UE (qui vient d’être lancée – voir autre nouvelle), M. Lamberts a souligné l’importance d’avancer dans le domaine de l’union fiscale pour mettre un terme à la concurrence entre États membres.

À titre individuel, la Néerlandaise Agnes Jongerius (S&D), corapporteur avec M. Radtke sur la directive sur le salaire minimum (EUROPE 12673/21), a insisté pour que le plan d’action introduise des objectifs contraignants et soit plus ambitieux sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, en réclamant la division par deux de la pauvreté actuelle d’ici 2030. Kim van Sparrentak (Verts/ALE, néerlandaise) a plaidé pour l'introduction d'un sous-objectif pour lutter contre le sans-abrisme. Jordi Cañas (Renew Europe, espagnol) a pour sa part interpelé la Commission pour qu’elle présente un acte législatif pour encadrer le télétravail, au lieu de laisser la main aux partenaires sociaux.

Francisco Guerreiro (Verts/ALE, portugais) a lancé un appel pour instaurer un revenu minimum universel, tandis que Gabriel Bischoff (S&D, allemande) a estimé qu’il fallait rendre l’entreprise plus démocratique pour laisser davantage la voix aux travailleurs.

Bien entendu, plusieurs eurodéputés ont, au contraire, dénoncé une instrumentalisation par la Commission européenne du socle européen des droits sociaux pour s’attribuer des compétences dans le domaine social, jusqu'alors pré carré des États membres. Sans surprise, ce discours s’est retrouvé au sein des groupes CRE et ID, mais aussi, plus inattendu, au sein de Renew Europe, par la voix de l’eurodéputée suédoise Abir Al-Sahlani. (Pascal Hansens)

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