Le président du Conseil européen, Charles Michel, a prévenu, mercredi 10 février, lors d’un débat à l’Atlantic Council que l’UE n’était pas « intimidée » par la Russie et qu’il espérait une coordination et une coopération concernant la Russie entre l'UE, les États-Unis et le Royaume-Uni afin d’être durs et fermes, tout en restant calmes.
Le même jour, les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE ont discuté du voyage du Haut Représentant de l’UE à Moscou. Contrairement au Parlement européen (EUROPE 12654/3), les ambassadeurs ont estimé, selon une source, que, si le voyage avait été difficile, cette initiative était normale et qu’il fallait dialoguer avec des interlocuteurs non amicaux. Cependant, une délégation d’Europe de l’Est aurait estimé que la visite avait eu lieu à un mauvais moment et que la Russie l’exploitait.
Selon cette source, une dizaine d’États membres ont demandé « une approche unie de l’UE devant la posture hostile » russe, et les pays baltes et la Pologne ont appelé à des sanctions. Plusieurs États membres ont demandé la poursuite de l’engagement auprès de la société civile et de la population russe.
Par ailleurs, le Service européen pour l’action extérieure a présenté aux ambassadeurs une analyse à long terme, avec des possibilités de sanctions, de continuer l’engagement avec la société civile, de combattre la désinformation ou de conserver un espace pour un engagement sur les sujets d’intérêt commun, tels que le changement climatique. (Camille-Cerise Gessant)