La Commission européenne a adopté, mercredi 10 février, une proposition concernant la position à prendre au nom de l'Union européenne dans les consultations avec le Royaume-Uni pour convenir des totaux admissibles des captures (TAC) et quotas pour 2021 et pour certaines espèces dites d'eau profonde pour 2021 et 2022 (EUROPE 12647/7).
Cette proposition contient, en annexe, des orientations sur les objectifs pour chacun des stocks partagés, en tenant compte des avis scientifiques et, donc, de l’état de la ressource (https://bit.ly/2MYmOTf ).
Ces orientations sont inspirées des documents de travail (non-paper) de la Commission en vue de ces pourparlers avec le Royaume-Uni sur la pêche et des échanges avec les ministres européens de la Pêche.
Pour les TAC de hareng de la Manche occidentale, de plie et de sole à l'ouest de l'Écosse, de lieu noir dans les eaux occidentales, « l'Union devrait chercher à obtenir un renouvellement du TAC de 2020, car aucun risque de surexploitation n'a été identifié », peut-on lire dans le texte.
Cabillaud de mer Celtique. Pour ce stock, l’avis scientifique recommande un TAC de zéro. L'Union cherchera à créer un système de ‘prises accessoires’ de cette espèce, « tout en respectant la nécessité de protéger davantage cette espèce vulnérable ».
La Commission espère conclure avant fin mars les négociations avec le Royaume-Uni. En effet, les TAC ont été fixés de manière provisoire pour la période janvier-mars 2021. (Lionel Changeur)