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Bulletin Quotidien Europe N° 12656
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ACTION EXTÉRIEURE / Inde

L'UE réservée quant à la perspective proche d'un accord commercial ou d'investissement

Aux yeux de l'Union européenne, la perspective d'un accord commercial ou d'investissement avec l'Inde reste encore mince pour l'instant. La Commission européenne et le Conseil de l'UE jugent que l'Inde est encore éloignée des conditions requises pour un accord, mais que le moment est propice pour avancer dans les discussions. 

Le sommet UE-Inde prévu le 8 mai prochain devrait être l'occasion de réaffirmer des intérêts communs entre les deux parties sur le commerce et l'investissement, mais aussi d'aborder le thème de la réforme de l'Organisation mondiale du commerce et de l'importance du multilatéralisme de manière générale.

Même si l'UE voit en l'Inde un partenaire stratégique aux « valeurs partagées » dans la région indo-pacifique, tous les éléments ne sont pas encore réunis pour franchir le pas d'un accord dans les prochains mois. 

Alors que la Présidence portugaise aimerait voir avancer les discussions sur ce point, les deux parties sont encore trop éloignées sur plusieurs aspects. Sur le cadre d'abord, le Conseil considère qu'un accord d'investissement sera la solution la plus appropriée dans un premier temps. L'Inde, de son côté, souhaite avancer vers un accord de libre-échange étroit, se concentrant sur quelques secteurs d'intérêt. Toutefois, selon un diplomate européen, certains États membres ont répété, lors d'une réunion préparatoire, qu'ils ne soutenaient pas cette idée d'un accord commercial « a minima ». 

En ce qui concerne l'accès au marché, les services, l'investissement, les marchés publics et le développement durable, l'Inde manque encore d'ambition, selon le Conseil de l'UE. « Il est difficile d'avoir des engagements de la part des Indiens. Mais il y a un élan qu'il faut saisir. Il s'agira du premier sommet avec les Vingt-sept et l'Inde ; il faut en profiter pour maximiser le processus. Des avancées dans les domaines commercial et de l'investissement seraient bien, même sans un accord », confie un diplomate européen. Pour ce faire, l'UE entend profiter du dialogue pour promouvoir le multilatéralisme et le commerce basé sur les règles auprès de son partenaire.

De son côté, l'Inde formule des demandes relatives au commerce de services, à la mobilité de ses travailleurs, aux services de santé et audiovisuels et à la protection des données. Par ailleurs, en ce qui concerne les sujets environnementaux et les droits de l'homme, le pays devrait fournir des engagements supplémentaires, aux yeux de l'UE.

Objectifs du sommet. Une première étape concrète que l'UE espère franchir lors du sommet est la signature de déclarations communes sur les engagements climatiques ainsi que sur un partenariat de connectivité. Sur le premier sujet, l'UE aimerait voir l'Inde s'engager à mettre en œuvre l'accord de Paris.

Le domaine des vaccins et de la relance économique seront également abordés et, là aussi, l'UE espère une déclaration commune. L'Inde représente le deuxième producteur de vaccins au monde et l'UE espère s'entendre avec elle sur des liens renforcés en matière de santé au niveau mondial. (Léa Marchal)

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