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Bulletin Quotidien Europe N° 12656
Sommaire Publication complète Par article 21 / 38
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Birmanie

Le Parlement européen demande à l’UE de durcir le ton

Condamnant le coup d’État du 1er février en Birmanie, le 11 février, le Parlement européen a appelé l’Union européenne à prendre des mesures.

Dans une résolution des groupes Verts/ALE, S&D, Renew Europe, CRE et PPE adoptée par 667 voix pour, 1 contre et 27 abstentions, les députés européens estiment que l’Union et les États membres doivent accroître la pression sur l’armée birmane et prendre toute mesure nécessaire pour assurer le retour au pouvoir des autorités élues.

Le PE invite la Commission « sans écarter la possibilité d’adopter certaines mesures ; par exemple, la préparation de sanctions à l’encontre des responsables du coup d’État », à envisager d’élaborer des mesures punitives progressives « afin d’apporter une réponse adéquate aux violations perpétrées ou qui pourraient l’être, tout en gardant à l’esprit les effets positifs que les préférences commerciales précédemment accordées ont eu pour la société civile et l’économie du pays ».

Selon les députés, la Commission devrait cependant lancer une enquête afin de suspendre les préférences commerciales dont la Birmanie bénéficie. Ils ajoutent que les entreprises établies dans l’UE devraient réévaluer d’urgence leurs relations commerciales avec la Birmanie et suspendre toutes leurs relations avec les entreprises liées à l’armée.

Le Parlement invite également le Conseil à examiner et éventuellement à modifier l’embargo sur les armes imposé par l’Union pour s’assurer qu’il couvre les équipements de surveillance et les biens à double usage susceptibles d’être utilisés par l’armée pour réprimer les droits et la contestation.

Plus largement, le PE appelle l’armée à respecter le résultat des élections démocratiques de novembre 2020, à rétablir sans délai le gouvernement civil, à mettre fin à l’état d’urgence et à permettre à tous les parlementaires élus d’exercer leur mandat afin de restaurer l’ordre constitutionnel et les normes démocratiques.

Il demande aussi la libération immédiate et sans condition du président Win Myint, de la conseillère d’État Aung San Suu Kyi, des militants de la société civile, des moines et des journalistes arrêtés uniquement pour avoir exprimé leur opposition. 

Voir la résolution : http://bit.ly/2NkVE8Q (Camille-Cerise Gessant)

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