La BCE, agissant en tant que superviseur bancaire unique dans la zone euro, a demandé aux banques, mardi 15 décembre, de ne pas distribuer de dividendes ou de les limiter, jusqu’en septembre 2021.
Appelant à une « extrême prudence » face à l'incertitude économique découlant de la pandémie de Covid-19, la BCE attend que les dividendes et les rachats d’actions restent inférieurs à 15% des bénéfices cumulés des exercices 2019 et 2020 ou ne dépassent pas 20 points de base du ratio de fonds propres de qualité optimale (CET1), le montant le plus bas devant être retenu.
Les banques devraient aussi s’abstenir de distribuer des acomptes sur dividendes au titre de leurs bénéfices de l’exercice 2021.
En modifiant une précédente recommandation formulée fin mars et prolongée fin juillet (EUROPE 12537/8), le superviseur bancaire unique reconnaît une baisse de l’incertitude macroéconomique et constate la solidité du secteur bancaire. Mais la pandémie n’a pas produit tous ses effets sur les banques qui bénéficient toujours d'un soutien public.
Bonus. Dans une lettre aux banques, la BCE leur a enjoint par ailleurs de faire preuve d’une extrême modération en matière de rémunération variable jusqu’à fin septembre 2021. S'il n'est pas possible légalement de limiter les bonus, les banques concernées devraient en retarder le paiement au moins en partie ou les verser sous forme d'autres instruments.
Voir la lettre de la BCE : https://bit.ly/3acSU77 (Mathieu Bion)