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Bulletin Quotidien Europe N° 12622
POLITIQUES SECTORIELLES / Affaires intÉrieures

Les ministres de l'Intérieur de l'UE veulent disposer de nouvelles solutions sur les outils de chiffrement

Les ministres de l’Intérieur des États membres de l’UE ont pris note, lundi 14 décembre au matin, de l’accord trouvé le 10 décembre sur le retrait dans l’heure des contenus terroristes en ligne (EUROPE 12620/11).

« Voilà donc réalisé un souhait important de la Présidence allemande », s’est félicité Stephan Mayer, du ministère allemand de l’Intérieur.

Ce « processus a été de longue haleine, les négociations délicates, mais on a pu surmonter tout cela », s’est réjouie de son côté la commissaire Ylva Johansson. « On envoie un message fort et clair dans la lutte contre le terrorisme ».

Le même jour, le Conseil de l’UE a validé deux jeux de conclusions également en lien avec la sécurité intérieure dans l’UE, respectivement sur le chiffrement et le partenariat de police européen.

Sur le chiffrement, tout en rappelant le caractère précieux de cette technologie et la nécessité de respecter les droits fondamentaux, les conclusions soulignent les défis posés pour les forces de l’ordre quand ces outils de chiffrement sont utilisés par des individus ou des groupes poursuivant des buts criminels.

Le texte insiste donc sur la coopération à trouver avec les acteurs du web à travers de nouvelles solutions techniques. Il faut aussi développer un cadre réglementaire européen qui permettrait aux autorités compétentes de mener à bien leurs enquêtes tout en préservant les droits fondamentaux et le principe de sécurité des communications. Là encore, il faut rechercher des solutions techniques potentielles qui permettent, dans le même temps, de préserver les bénéfices du chiffrement.

Les conclusions sur la sécurité intérieure et le partenariat européen de police insistent pour leur part sur une série d’objectifs à atteindre d’ici 2025, comme le fait de mieux relier les informations déjà disponibles, notamment en mettant en œuvre l'interopérabilité des systèmes d'information ou veiller à ce que les services répressifs puissent utiliser les technologies de l'intelligence artificielle dans leur travail quotidien.

Liens vers les conclusions : https://bit.ly/2Wf7iDy  et https://bit.ly/3gI8GrS (Solenn Paulic)

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