login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12622
Sommaire Publication complète Par article 14 / 39
ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

Un accord avec Londres avant la fin de l'année est « encore possible », estime Michel Barnier

Le négociateur en chef de l’UE pour la relation post-Brexit, Michel Barnier, a jugé, lundi 14 décembre, devant les ambassadeurs nationaux auprès de l’UE, qu’un accord avec Londres « reste possible » et qu’il « est de la responsabilité » des négociateurs de continuer à négocier pour obtenir cet accord.

Il s'exprimait au lendemain d'un nouvel entretien téléphonique entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, au cours duquel les deux dirigeants ont décidé de parcourir encore les « quelques kilomètres supplémentaires » pour tenter de trouver un accord, selon un communiqué commun. Les deux responsables referont le point ultérieurement, Michel Barnier misant sur mercredi ou vendredi pour faire un nouveau bilan.

Le négociateur a souligné quelques progrès devant les ambassadeurs, notamment sur les règles de concurrence équitable, avec des avancées sur le mécanisme visant à gérer les divergences, ainsi que sur la gouvernance. Mais ces progrès restent à traduire en actes concrets, a relaté une source. Sur la pêche, les positions restent éloignées.

Michel Barnier a envisagé trois scénarios à ce stade, a dit une autre source : un premier scénario qui verrait une percée arriver cette semaine et permettrait donc encore une ratification par le PE dans les temps ; le second scénario envisage que les négociations pourraient encore durer un peu plus longtemps et déboucher plus tard sur un accord. Il y aurait donc une situation de ‘no deal’ technique de courte période à gérer au 1er janvier, situation qui peut être atténuée par les mesures de préparation au no deal, si le Royaume-Uni applique la réciprocité. Enfin le dernier scénario reste celui d’un échec des pourparlers et, donc, d’un no deal plus durable : les pourparlers pourraient alors continuer en 2021, mais sous une autre forme.

Quelques interventions ont ponctué ce débat, notamment de la part des pays les plus concernés par la pêche. D'autres pays ont évoqué les modalités d’une application provisoire de l’accord en cas de ratification tardive.

Le négociateur de l’UE a ensuite vu les eurodéputés et leur a indiqué voir « un chemin étroit » vers un accord avec Londres « avant la fin de l’année ».

Michel Barnier a signalé les domaines où les travaux sont terminés (énergie, transport routier, participation aux programmes de l’UE, à l’exception d’Erasmus, où les Britanniques se montrent trop exigeants, ou encore sécurité sociale).

Sur les règles du jeu équitables, le Royaume-Uni serait prêt à accepter un mécanisme de mesures unilatérales, si des divergences systémiques devaient avoir un impact sur le commerce et l’investissement.

Quant à la pêche, le Royaume-Uni attendrait de la flexibilité de la part de l’UE, car il estime avoir tendu la main à l’UE sur les règles du jeu équitables.

Le Parlement européen, pour sa part, se met en ordre de marche : il votera cette semaine les nouvelles mesures de préparation au 'no deal', mais a renoncé à l’idée d’avoir, à ce stade, une résolution sur le ‘no deal’, car les négociations continuent. (Solenn Paulic)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
JEUNESSE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
Kiosque