Les représentants du Parlement européen, du Conseil de l'UE et de la Commission européenne sont parvenus, vendredi 11 décembre, à un accord sur les modalités de fonctionnement du Corps européen de solidarité pour la période 2021-2027. Ils sont convenus de mettre le volontariat au cœur du programme et de prévoir une exception à la limite d'âge pour l'aide humanitaire. Ils ont également grandement insisté sur l'importance de l'inclusion.
Le Corps européen de solidarité a été lancé en décembre 2016 par la Commission européenne (EUROPE 11684/23) afin de permettre à des jeunes de 18 à 30 ans de participer à un éventail d'activités de solidarité à travers des actions de volontariat, des stages ou des emplois à durée déterminée à l’intérieur de l’UE. À ce jour, 275 000 jeunes ont rejoint le Corps européen de solidarité et quelque 50 000 participants ont commencé leurs activités.
Le nouveau règlement renouvèle ce programme pour la prochaine période de programmation 2021-2027, en l'adaptant quelque peu. Ainsi, il met l'emphase sur le volontariat et introduit des règles plus strictes pour les structures d'accueil. Celles-ci devront avoir reçu un label de qualité délivré par l'organisme national de mise en œuvre compétent sur la base de certains critères, tels que les principes d'égalité de traitement, d'égalité des chances et de non-discrimination. Une autorisation spéciale sera nécessaire pour les volontaires travaillant avec des enfants et des personnes handicapées.
La Commission et les États membres devront présenter des plans visant à améliorer l’inclusion des personnes ayant moins de possibilités. Le volontariat dans le pays d’origine sera également possible, notamment pour les jeunes ayant moins de possibilités.
Aussi, pour la première fois, le programme permettra également aux jeunes de se porter volontaires dans le domaine de l'aide humanitaire, et ce jusqu'à l'âge de 35 ans (contre 30 ans pour les autres activités). L'accord prévoit aussi la possibilité d'engager des experts et des accompagnateurs sans limites d'âge.
Les pays tiers (membres de l'Association européenne de libre-échange, qui sont membres de l'Espace économique européen, les pays en voie d'adhésion, les candidats et candidats potentiels, les pays couverts par la politique européenne de voisinage et les autres pays tiers en fonction des conditions figurant dans les accords spécifiques conclus) peuvent également participer au programme à quelques exceptions près, en particulier pour le volontariat dans des actions d'aide humanitaire.
« Avec ce programme, les jeunes seront en première ligne pour promouvoir les valeurs européennes telles que la liberté, la démocratie, l'égalité ou les droits de l'homme dans et hors de l'UE », s'est réjouie Franziska Giffey, ministre fédérale allemande des Affaires familiales et de la Jeunesse. De son côté, Michaela Šojdrova (PPE, tchèque), rapporteur sur ce dossier au PE, s'est notamment félicitée que le programme intègre davantage de personnes ayant moins de possibilités, « qui, jusqu’ici, étaient relativement exclues du dispositif ». (Sophie Petitjean)