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Bulletin Quotidien Europe N° 12616
ACTION EXTÉRIEURE / Affaires ÉtrangÈres

Relations transatlantiques et autonomie stratégique au menu du Conseil

Les ministres des Affaires étrangères se retrouveront lundi 7 décembre, à Bruxelles, pour discuter notamment des relations transatlantiques et de l’autonomie stratégique de l’UE. Ils devraient aussi adopter le cadre de sanctions pour les violations des droits de l'homme dans le monde.

Après une discussion rapide en novembre (EUROPE 12605/5), les chefs de la diplomatie discuteront, plus en profondeur, de l’avenir des relations transatlantiques. Ce sujet fera également l’objet d’une discussion au Conseil européen des 10 et 11 décembre.

En se fondant notamment sur la communication commune présentée par la Commission européenne et le Haut Représentant de l’UE mercredi 2 décembre (EUROPE 12614/4), les ministres pourraient définir des priorités en termes de politique étrangère, de sécurité et de défense, y compris concernant le réengagement des États-Unis en faveur du multilatéralisme, des droits de l'homme et de la démocratie. Les Européens veulent aussi convaincre les États-Unis qu’une Europe plus forte, notamment via le renforcement de son autonomie stratégique, sera d’autant plus capable d’agir dans les relations transatlantiques.

Même si les ministres devraient adopter des conclusions sur les relations transatlantiques, le travail sur cette proposition de relations, à destination de Washington, se poursuivra en janvier.

Lors de leur déjeuner, les ministres discuteront de l’autonomie stratégique de l’UE, et en particulier de la manière de renforcer et de rendre opérationnelle cette autonomie. « À part des nuances sur l’usage du concept et la façon de l’affirmer plus ou moins fermement vis-à-vis de l’extérieur, pour le reste, le consensus existe sur la nécessité de renforcer notre résilience et notre capacité d’agir », a expliqué une source européenne.

Le Conseil devrait discuter des principales questions, en termes de politique étrangère et de sécurité, sur lesquelles l’UE devra se pencher dans les prochaines années, et des initiatives politiques, des instruments et des capacités, qu’elles soient politiques, financières et de sécurité, qui devraient être révisés pour renforcer le rôle mondial de l'UE et sa capacité d'action.

Un des objectifs est d’identifier des initiatives et des projets politiques concrets qui pourraient contribuer au renforcement de la dimension étrangère et de sécurité de l’UE et l'impact de celle-ci au niveau mondial.

Discussions rapide sur la Turquie, le Venezuela, la Georgie et Hong Kong 

Au-delà de ces discussions, le Conseil devrait, plus rapidement, avoir une discussion préliminaire sur la Turquie et sur les évolutions en Méditerranée orientale ces dernières semaines, en amont du Conseil européen des 10 et 11 décembre (voir autre nouvelle).

Au lendemain des ‘élections législatives’ au Venezuela, les ministres pourraient faire une première évaluation de la situation, et le cas échéant, y réagir. Une source européenne a cependant précisé que, si une réaction pouvait être attendue de la part de l’UE, elle serait néanmoins minimale, en raison du faible laps de temps entre le scrutin et la réunion. Un haut fonctionnaire a précisé qu’une déclaration pourrait être adoptée.

Le Conseil devrait également faire un point sur la situation en Géorgie, alors que des discussions, facilitées par l’UE, se tiennent entre le parti de la majorité et l’opposition à la suite des élections législatives contestées dans le pays.

Le Haut Représentant devrait faire un rapport oral aux ministres sur la mise en œuvre de la loi sur la sécurité à Hong Kong, où la situation continue de se détériorer. Fin juillet, les États membres avaient annoncé qu’ils examineraient « d’ici la fin de l’année » la mise en œuvre de la loi sur la sécurité nationale, ses effets sur les droits et les libertés et sur l'environnement des entreprises à Hong Kong, ainsi que l'impact du train de mesures prises par l'UE (EUROPE 12538/10).

Sanctionner les violations des droits de l'homme

Par ailleurs, le Conseil devrait se pencher sur la situation des droits de l’homme dans le monde, alors que le 10 décembre est la journée internationale des droits de l’homme. Ils pourraient adopter un cadre de sanctions de l'UE pour les violations des droits de l’homme dans le monde (EUROPE 12587/18). Ce cadre, attendu depuis un an (EUROPE 12386/5), ne devrait pour l’instant contenir aucun nom. Selon une source, toute personne, entité étatique ou non étatique jugée responsable de violations des droits de l’homme, telles qu’un génocide ou des actes de torture, pourrait être sanctionnée.

Enfin, les ministres devraient adopter des conclusions sur le Liban, dans lesquelles ils rappelleront l’importance d’avoir la formation d’un gouvernement et de mettre en place les réformes nécessaires (EUROPE 12588/28). Les conclusions devraient aussi faire référence à la conférence internationale du 2 décembre, qui visait à faire le suivi de la conférence du 9 août, organisée à la suite de l’explosion dans le port de Beyrouth (EUROPE 12543/2). (Camille-Cerise Gessant)

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