Les négociations entre la Commission européenne et le gouvernement britannique étaient toujours en cours à Londres, vendredi 4 décembre, et devaient se poursuivre au cours du week-end pour tenter d’arracher un accord sur la future relation post-Brexit.
Alors que Michel Barnier, le négociateur de l’UE, avait indiqué le 2 décembre aux ambassadeurs nationaux auprès de l’UE que les trois divergences - sur la pêche, la gouvernance et les règles du jeu équitables - devaient encore être levées, il a décidé de ne pas informer les ambassadeurs le 4 décembre et de poursuivre les discussions.
Plus tôt en journée, le président du Conseil européen, Charles Michel, a dit de son côté que l’UE veut cet accord avec Londres, mais « pas à n’importe quel prix ». C’est aussi la position de la France, qui a fait planer la menace d’un veto, si l’accord devait rester insuffisant, comme l'a dit son secrétaire d'État aux Affaires européennes, Clément Beaune, le 4 décembre.
En cas d’accord au cours du week-end, il faudra de toute façon le feu vert informel des Vingt-sept lors du Sommet des 10 et 11 décembre. Le texte légal devra ensuite être adopté par le Conseil de l’UE et le PE, voire les parlements nationaux, si la nature de l’accord devait être mixte. (Solenn Paulic)