Le président du Conseil européen, Charles Michel, a mis en garde la Turquie, vendredi 4 décembre, contre la possible imposition de sanctions à son égard en raison de son comportement en Méditerranée orientale.
La situation pourrait être abordée, rapidement, par les ministres des Affaires étrangères, lundi 7 décembre (voir autre nouvelle), et sera discutée de manière plus approfondie par les dirigeants européens « pour envisager les prochaines étapes » les 10 et 11 décembre.
« Nous espérons une relation plus stable et plus prévisible avec la Turquie, mais nous sommes prêts à utiliser les moyens dont nous disposons dès lors que l’on constate qu’il n’y a pas une évolution significativement positive », a expliqué M. Michel lors d’une conférence de presse. Et si la Grèce souhaite un embargo sur les armes à destination de la Turquie, il n'y a pas de discussion sur ce sujet au niveau européen, selon un haut fonctionnaire.
Alors qu’en octobre, l’UE avait « tendu la main » à Ankara, à condition que celle-ci cesse les provocations unilatérales et le non-respect des principes du droit international, M. Michel a estimé que le bilan n’était pas satisfaisant. « Depuis octobre, l’évaluation n’est pas positive, nous avons constaté que des actes unilatéraux ont encore eu lieu et des rhétoriques hostiles », a-t-il jugé.
Selon une source européenne, les discussions entre les dirigeants européens devraient évaluer la situation et tirer collectivement les conséquences. « Nous avons besoin de clarifications et d’actes concrets et durables » de la part de la Turquie, a expliqué cette source.
« La situation ne s’est pas améliorée clairement et les États membres devront en tirer les conséquences », a ajouté un haut fonctionnaire européen, expliquant que, jusqu’à présent, il n’avait pas entendu d’État membre remettre en doute que la situation avait empiré. (Camille-Cerise Gessant avec Lionel Changeur)