L’UE exprime sa solidarité avec le peuple libanais et lui prête main-forte, suite au drame qui a endeuillé le pays et détruit la moitié de Beyrouth après deux gigantesques explosions d’un stock de nitrate d’ammonium, mardi 4 août en fin d’après-midi. La catastrophe au port maritime de la capitale libanaise a fait plus de 100 morts et 4 000 blessés, selon un bilan provisoire.
« L’Union européenne exprime sa pleine solidarité et son total soutien aux familles des victimes, au peuple et autorités libanais à la suite des violentes explosions qui ont touché Beyrouth en ce jour », a déclaré le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Joseph Borrell, sur son compte Twitter, quelques minutes après la catastrophe.
« Nous partageons le choc et la tristesse des habitants de Beyrouth (...) Nos condoléances vont à tous ceux qui ont perdu des êtres chers. En ce moment difficile, l'Union européenne offre tout son soutien au peuple libanais », a renchéri le commissaire européen à la Gestion des crises, Janez Lenarčič.
À la demande des autorités libanaises, le mécanisme de protection civile de l'UE a été immédiatement activé et « coordonne actuellement le déploiement urgent de plus de 100 pompiers hautement qualifiés, avec des véhicules, des chiens et du matériel, spécialisés dans la recherche et le sauvetage en milieu urbain, pour sauver des vies », indiquait M. Lenarčič mercredi 5 août.
Les Pays-Bas, la Grèce et la République tchèque ont déjà confirmé leur participation à cette opération. La France, la Pologne et l'Allemagne ont aussi offert leur aide par le biais du mécanisme de protection civile de l'UE.
Le centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC) de la Commission est en contact étroit avec les autorités libanaises et veille à l'adéquation des offres d'assistance avec les besoins.
L'UE a également activé le programme Copernicus pour fournir aux autorités libanaises des cartes satellites de la localisation et de l'ampleur des dégâts. « Nous sommes prêts à mobiliser une aide supplémentaire », précise le commissaire. (Aminata Niang)