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Bulletin Quotidien Europe N° 12543
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Les émissions du transport maritime ont augmenté de 9,6% entre 2012 et 2018, selon l’OMI

De 2012 à 2018, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du transport maritime total (international, national et pêche) sont passées de 977 millions de tonnes à 1 076 millions de tonnes, soit une hausse de 9,6%, indique la dernière étude de l’Organisation maritime internationale (OMI) sur les émissions de GES, publiée mardi 4 août.

Le gaz à effet de serre prépondérant est de loin de dioxyde de carbone (CO2), avec 1 056 millions de tonnes d’émissions, soit une augmentation de 9,3% par rapport à son niveau de 2012. Le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) forment les 20 millions de tonnes restants.

En outre, le transport maritime a été à l’origine de 2,89% des émissions anthropiques mondiales en 2018, contre 2,76% en 2012, note l’étude.

Autre fait marquant : les émissions de méthane du transport maritime international ont augmenté de 150% durant ces six années. Selon l’OMI, cela est dû à une hausse de la consommation de gaz naturel liquéfié (GNL), elle-même induite par une augmentation du nombre de navires alimentés au GNL, notamment ceux équipés de moteurs ‘dual fuel’ qui ont des émissions spécifiques de CH4 plus élevées.

Enfin, alors que l’OMI s’est fixé pour objectif de réduire le volume total d’émissions annuelles de GES du transport maritime d’au moins 50% d’ici à 2050 par rapport au niveau de 2008, l’étude souligne que, dans le cas de scénarios ‘business as usual’, ces émissions devraient en réalité connaître une augmentation comprise entre 0% et 50% d’ici 2050 par rapport au niveau de 2018. 

De nombreux progrès restent donc à faire, notamment concernant l’intensité en carbone des navires. Bien que l’intensité carbone globale, en moyenne pour l’ensemble du transport maritime international, se soit améliorée de plus de 20% entre 2008 et 2018, plus de la moitié de ces améliorations ont été réalisées avant 2012.

Selon l’OMI, le rythme de la réduction de l’intensité de carbone a ainsi particulièrement ralenti depuis 2015, avec des variations annuelles moyennes ne tournant plus qu’entre 1 et 2%. (Damien Genicot)

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