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Bulletin Quotidien Europe N° 12605
ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Les Européens vont élaborer une position commune pour raffermir les relations transatlantiques

Après une première discussion entre les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a annoncé que les Européens allaient travailler à une position commune sur les relations transatlantiques après l’élection de Joe Biden.

Le Conseil 'Affaires étrangères' du 7 décembre sera l’occasion d’une discussion plus approfondie sur les relations transatlantiques.

« J’espère que, le 7 décembre, le Conseil sera capable de se mettre d’accord sur une approche commune (…) Je ne m’attends pas à ce qu’on parle d’une seule voix, mais de la même chose », a expliqué M. Borrell. Il a cependant prévenu que certains États membres s’attendent à ce que les discussions soient plus longues et qu’il n’y ait pas d’accord complet à cette date.

Selon le Haut Représentant, il faut aller vers « une approche commune », notamment sur la manière de « s’engager dans une amitié plus forte et un meilleur partenariat avec les États-Unis, qui sont nos alliés stratégiques les plus importants ».

En amont du Conseil, le ministre allemand, Heiko Maas, s’était dit convaincu que l’Europe et les États-Unis avaient besoin d’un ‘New deal transatlantique’. « Il n'y a guère de sujet sur lequel nous ne soyons pas urgemment dépendants les uns des autres », avait-il ajouté, parlant notamment de la pandémie de Covid-19 et du changement climatique. Le ministre avait aussi estimé que construire un meilleur partenariat transatlantique n’était pas en contradiction avec la nécessité, pour les Européens, d’assurer eux-mêmes la défense de leur sécurité. Ce sont les deux côtés d’une même médaille, avait estimé M. Maas.

Devant la presse, M. Borrell a plaidé pour l’autonomie stratégique de l’UE. Selon lui, « une UE capable et consciente de sa stratégie est la meilleure partenaire pour les États-Unis et c’est aussi ce dont nous avons besoin pour nous-mêmes ». Reconnaissant que le terme était controversé, le Haut Représentant a expliqué que cela ne signifiait pas que l’UE ne continuerait pas d’être un partenaire pour les États-Unis, mais qu’il s’agissait d’être un meilleur partenaire. 

Il a précisé que l’autonomie stratégique n’était pas un concept uniquement lié aux relations transatlantiques. L’autonomie stratégique de l’UE devrait également faire l’objet d’une discussion lors du Conseil du 7 décembre. (Camille-Cerise Gessant avec Agathe Cherki)

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