login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12605
Sommaire Publication complète Par article 24 / 39
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Femmes

Une première réunion informelle des ministres européens de l’Égalité consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes

Les ministres européens chargés de l’Égalité échangeront par vidéoconférence, vendredi 20 novembre, à l’occasion d’une réunion informelle inédite, organisée à l’initiative de la Présidence allemande du Conseil de l’Union européenne.

Cette dernière a toutefois dû revoir ses ambitions à la baisse dans le contexte de la pandémie de Covid-19 : la réunion devait initialement se dérouler à Potsdam, sur deux jours, ainsi que l’avait laissé entendre en juillet la ministre allemande de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse, Franziska Giffey (EUROPE 12520/7).

Les discussions ministérielles porteront sur les services que les États membres pourraient potentiellement mettre en œuvre, à l’échelle européenne, pour protéger les femmes des violences de genre dont elles sont encore les premières victimes. Les ministres devraient notamment être invités à détailler des exemples de bonnes pratiques.

Afin d’améliorer l’accès des femmes aux services de protection et de conseil, la Présidence allemande devrait notamment mettre sur la table un projet de numéro d'urgence européen dédié aux femmes victimes de violences.

D'une réunion informelle à un Conseil dédié ?

Le sujet de l’Égalité s’est récemment fait sa place au Collège des commissaires européens, avec, pour la première fois au sein de la Commission 'von der Leyen', un portefeuille consacré. Il est également largement couvert au Parlement européen, notamment par la commission des droits des femmes et de l’égalité de genre (FEMM).

Au Conseil de l’UE, en revanche, aucune configuration ne rassemble les ministres ayant la charge de ces sujets dans les différents gouvernements européens. Les appels de personnalités politiques à cet égard, notamment de ministres (EUROPE 12524/7), se sont cependant faits plus nombreux ces derniers temps.

Lorsque Mme Giffey avait annoncé aux eurodéputés la tenue de cette réunion informelle, les groupes S&D et GUE/NGL avaient plaidé pour que « cette réunion informelle devienne formelle ».

« Techniquement, ce n’est pas impossible. Politiquement, en revanche, il faudrait que ce soit une priorité reconnue par une majorité d’États », a commenté Éric Maurice, responsable du bureau bruxellois de la Fondation Robert Schuman. « On est sur un terrain potentiellement clivant pour certains États », a-t-il rappelé. Et de souligner, par ailleurs, que se pose également ici « la question des moyens d’actions dont dispose l’UE à ce sujet ».

Les questions liées aux droits des femmes et à l’égalité de genre relèvent en effet davantage des compétences d’appui de l’UE et de certaines de ses compétences partagées. Quelques-unes de ces questions sont donc déjà abordées dans d’autres configurations du Conseil. Souvent laborieusement toutefois (EUROPE 12581/14, 12356/16).

En mars dernier, dans une tribune, plusieurs ministres et eurodéputés avaient ainsi déploré une conduite des politiques en faveur de l’égalité peu efficace au niveau européen, celle-ci demeurant « saucissonnée entre plusieurs Conseils des ministres » (EUROPE 12441/8). (Agathe Cherki)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
ADDENDUM