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Bulletin Quotidien Europe N° 12582
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POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

Accord politique attendu au Conseil de l'UE les 19 et 20 octobre sur les limites de captures 2021 en Baltique

Les ministres de la Pêche des pays de l’UE devraient parvenir, lors de leur réunion ‘physique’ à Luxembourg, les lundi 19 et mardi 20 octobre, à un accord politique sur les totaux admissibles de captures (TAC) et quotas 2021 dans les eaux de la mer Baltique.

Les restrictions proposées sont assez sévères, ce qui promet des négociations assez difficiles, compte tenu des conséquences socioéconomiques dans certains pays. La proposition de la Commission date de fin août dernier (EUROPE 12548/6).

Les débats vont concerner surtout quatre stocks qui posent problème.

Pour ce qui est du hareng capturé en Baltique centrale, la Commission propose une réduction du TAC de 36% par rapport à 2020. Le stock ne se situe pas dans les limites biologiques de sécurité. Les pays baltes, qui invoquent les graves conséquences socioéconomiques de telles réductions, espèrent obtenir une réduction moins drastique des limites de captures. Mais d’autres pays, comme la Suède et la Finlande, soutiennent la proposition de la Commission.

La taille du stock de hareng occidental reste en dessous des limites biologiques de sécurité. La Commission propose de réduire les TAC de 50%.

En ce qui concerne le cabillaud de Baltique orientale, la Commission propose des mesures similaires à celles prévues en 2020 (interdiction de la pêche récréative dans certaines subdivisions, périodes de fermeture et interdiction d'utiliser la flexibilité interannuelle pour ce stock) et une baisse drastique du TAC, uniquement pour des prises ‘accessoires’ (baisse de 70%). La plupart des délégations concernées (sauf le Danemark et la Suède) demandent un niveau de prises accessoires plus réaliste. La Suède préconise également une nouvelle conception des fermetures pour le frai.

Pour le cabillaud occidental (baisse de 11% du TAC proposée et prolongation de deux mois supplémentaires de la fermeture existante dans la sous-zone 24), certains pays, comme le Danemark et un pays balte, demandent la fixation du TAC permettant une hausse d’environ 20% par rapport à 2020. La fermeture à la pêche est contestée par des États membres, dont le Danemark et la Pologne.

Enfin, s’agissant du sprat, la quasi-totalité des délégations concernées (Danemark, pays baltes, Finlande, Suède) prônent un TAC en légère hausse (autour de 5%), alors que la Commission propose une reconduction des niveaux de 2020.

La Présidence allemande du Conseil souhaite tenir compte des avis scientifiques, du rendement maximal durable (RMD) et des dispositions du plan de gestion pluriannuel des stocks de cabillaud, de hareng et de sprat dans les eaux de la Baltique. (Lionel Changeur)

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