login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12575
Sommaire Publication complète Par article 19 / 36
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Femmes

Les eurodéputés somment le Conseil de débloquer les négociations sur l’égalité hommes-femmes dans les conseils d’administration

Les eurodéputés ont réitéré, lundi 5 octobre, en session plénière, leur souhait de voir les négociations sur le projet de directive 'Women on Boards' reprendre (EUROPE 12564/17).

Ce texte, qui visait à introduire une exigence de 40% de femmes dans les conseils d’administration des entreprises dans les secteurs privé et public, avait été soutenu par le Parlement dès 2013, mais demeure bloqué au Conseil de l'UE.

« Les États ont peur, peur de perdre leurs électeurs, et n’assument pas leurs responsabilités », a dénoncé Samira Rafaela (Renew Europe, néerlandaise), estimant qu’invoquer le principe de subsidiarité n’était qu’un prétexte pour bloquer le texte, ce dernier laissant « une grande marge de manœuvre » aux entreprises.

« La Commission n’a pas l’intention d’imposer des quotas contraignants. Elle demande qu’une procédure transparente de sélection soit mise en place dans les grandes sociétés européennes cotées en bourse », a rappelé la commissaire à l’Égalité, Helena Dalli.

La présidente de la commission parlementaire des droits des femmes, Evelyn Regner (S&D, autrichienne), a insisté pour sa part sur la nécessité d’imposer des objectifs contraignants.

« Dans les pays dotés de quotas contraignants, le nombre de femmes dans les conseils d’administration est supérieur d'environ 10% à celui des pays n'ayant que des mesures volontaires », a-t-elle détaillé.

Angelika Niebler (PPE, allemande), elle, a interrogé Mme Dalli sur les moyens dont dispose la Commission pour répondre aux réserves des États sur la base juridique (EUROPE 11104/12).

« Des éclaircissements sur la base juridique seront toujours fournis et nous sommes en contact permanent avec les États. C'est donc une question de volonté », a répondu la commissaire.

Voix discordantes

Seules les députées des groupes ID et CRE se sont élevées avec vigueur contre la mise en œuvre de la directive.

Christine Anderson (ID, allemande) a estimé que la Commission agissait au nom du « politiquement correct » et constaté que l’UE avait déjà « du mal à être concurrentielle par rapport aux pays qui s’épargnent ce genre d’idées farfelues ».

« Les institutions européennes ne cessent de nous menacer pour nous imposer des idéologies », a, quant à elle, déploré Margarita de la Pisa Carrión (CRE, espagnole).

La Présidence botte en touche

Pour sa part, Michael Roth, secrétaire d’État allemand aux Affaires européennes, s’est bien gardé de s'étendre sur la question de la directive.

Il a reconnu que le « plafond de verre devait être brisé » et a attiré l'attention des députés sur la part « insuffisante » de femmes siégeant au sein du PE (38%).

Il a en outre assuré que la Présidence allemande du Conseil de l'UE poursuivrait ses efforts sur l’égalité de genre dans les semaines à venir et annoncé que la question de l’égalité hommes-femmes sur le marché du travail figurerait à l'ordre du jour de la réunion des ministres du Travail le 13 octobre.

M. Roth a également rappelé la tenue, en novembre à Potsdam, d'une réunion informelle des ministres de l’Égalité des genres de l'UE (EUROPE 12520/7), une première ! (Agathe Cherki)

Sommaire

RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES