Face à une 'fragilisation' du siège strasbourgeois du Parlement européen en raison de la crise sanitaire, la Ville de Strasbourg veut déployer une stratégie que sa maire, Jeanne Barseghian, a défini comme « offensive et positive », lundi 5 octobre.
L'élue écologiste en a présenté les grands axes devant l'Agora des associations proeuropéennes de la ville. Il s'agira de faire de Strasbourg la « capitale verte européenne », mais aussi une référence en matière de droits humains et d'hospitalité en développant la notion de « ville refuge » pour les réfugiés climatiques ou les artistes et intellectuels persécutés dans leur pays.
Jeanne Barseghian veut également transformer la ville en « laboratoire d'une Europe sans frontière » en approfondissant ses relations avec la ville voisine de Kehl, de l'autre côté du Rhin.
Sur le plan institutionnel, l'Agora strasbourgeoise a envoyé un courrier à la Commission et au Parlement européen pour que la ville accueille le secrétariat de la « Conférence sur l'avenir de l'Europe » ainsi que les sessions d'ouverture et de clôture de cet événement dont les travaux devraient durer deux ans.
À court terme, l'objectif reste le retour le plus rapidement possible des sessions du Parlement européen à Strasbourg. La situation sanitaire s'y étant globalement améliorée, ce pourrait être dès la fin octobre, a estimé Mme Barseghian. (Véronique Leblanc)