Dans une déclaration commune publiée le 28 septembre, les pays de Visegrád (République tchèque, Hongrie, Pologne, Slovaquie), les pays baltes, la Bulgarie, la Croatie, la Roumanie et la Slovénie demandent « la plus grande flexibilité possible » concernant ‘l’architecture verte’ de la future politique agricole commune (PAC), avec des mesures « réalistes, possibles à mettre en œuvre et compréhensibles pour les agriculteurs ».
L'architecture verte fait partie des sujets les plus difficiles dans les négociations sur la PAC. Les ministres de l’Agriculture de l’UE espèrent parvenir le 20 octobre à une 'orientation générale' sur la PAC post-2020 (EUROPE 12570/11).
Or, pour les onze pays signataires de la déclaration commune, les écorégimes (programmes écologiques) proposés par la Commission européenne dans le cadre du premier pilier (aides directes) de la PAC constituent une solution nouvelle, difficile à mettre en place et « porteuse d'incertitudes » quant à l'intérêt que les agriculteurs pourraient porter à ces mesures.
Dans ce contexte, ils s’opposent à l'introduction de solutions qui réduiraient la flexibilité de cet instrument. Ils demandent une approche flexible et des mesures qui empêcheront la perte de fonds en cas de manque d’intérêt des agriculteurs pour cette forme de soutien.
Enfin, ils jugent nécessaire d'éviter une charge administrative supplémentaire et disproportionnée des contrôles en matière de conditionnalité pour les petites exploitations.
Lien vers le texte de la déclaration commune des onze pays : https://bit.ly/30ptPA1 (Lionel Changeur)