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Bulletin Quotidien Europe N° 12570
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ACTION EXTÉRIEURE / DÉveloppement

Accord post-Cotonou, le PE peut compter sur Gerd Müller pour aider à surmonter les divergences entre l'UE et les pays ACP

Les négociations entre l'Union européenne et l'organisation des pays ACP (OACPs), bien qu'entrées en phase finale, se heurtent toujours à des divergences de vues sur la suppression programmée de l'Assemblée parlementaire paritaire, les migrations et les droits à la santé reproductive dans le partenariat post-Cotonou.

L'information a été confirmée lundi 28 septembre, en commission 'Développement' du Parlement européen. Et le Parlement européen peut compter sur le soutien de la Présidence allemande du Conseil de l'UE pour défendre le maintien d'une assemblée parlementaire paritaire ACP/UE, selon le ministre fédéral au Développement Gerd Müller (EUROPE 12569/16).

Pourtant, ce maintien ne figure pas dans le mandat de négociation européen.

À l'heure actuelle, selon un projet de compromis, il y aurait une réunion facultative des trois assemblées parlementaires régionales (Afrique/Caraïbes/Pacifique, respectivement).

« Cela ne remplacera jamais l'Assemblée parlementaire paritaire (APP), ce partenariat parlementaire solide. Le multilatéralisme est menacé », a déclaré le président de la commission parlementaire, Tomas Tobé. Et de rappeler que « l'assemblée paritaire et une reddition des comptes démocratique ne sont pas négociables » pour le Parlement européen. Son consentement au futur accord en dépend.

Du coté ACP, une source a confirmé à EUROPE que la question de l'APP était « très sensible », sans en dire davantage. Selon elle, il convient d'abord que les pays de l'UE se mettent d'accord entre eux.

Sur les droits sexuels et génésiques, les eurodéputés appellent de leur vœux « un libellé fort, car ces droits sont fondamentaux au XXIe siècle », a souligné Tomas Tobé.

« La question des droits de l'homme est réglée », selon une source ACP, mais ce point précis pose des problèmes à certains pays africains.

Sur la migration, M. Tobé préconise la lutte contre les causes des migrations et veut, comme les ACP, « des dispositions justes et équilibrées permettant les migrations légales ».

Répondant aux craintes des députés à propos de l'instrument financier unique NDICI pour l'action extérieure dans le projet de budget 2021-2027 de l'UE, M. Müller s'est prononcé « pour un maintien des facilités d'investissement ACP », affirmant que « l'approche de la Commission est erronée ».

Réunis en Conseil informel par visioconférence le 29 septembre, les ministres européens du Développement ont été informés par le ministre allemand et la commissaire aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, de l'état des négociations. Ils ont aussi poursuivi la discussion sur le partenariat stratégique futur avec l'Afrique (EUROPE 12564/4).

Aucune conférence de presse n'a eu lieu à l'issue de cette visioconférence organisée par la Présidence allemande du Conseil, au deuxième jour du Forum de la jeunesse Afrique/Europe lancé par M. Müller.

Sur son compte Twitter, le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a confirmé que « l'Afrique, le partenariat UA/UE et les négociations d'un nouvel accord ACP/UE post-Cotonou » avaient été au menu.

Le sommet UA/UE, qui devait avoir lieu sous Présidence allemande, est reporté à 2021 à cause du coronavirus et se tiendra sous Présidence portugaise. (Aminata Niang)

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